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"La violence dans notre société enfle": Macron s'exprime sur le meurtre d'un policier à Avignon

Au cours de la conférence de presse qu'il a donnée au sortir du sommet social européen de Porto ce samedi, Emmanuel Macron a évoqué le meurtre du policier Éric Masson à Avignon mercredi. Il a apporté un "soutien sans faille" aux forces de l'ordre.

Emmanuel Macron a consacré quelques instants à la presse, ce samedi, au sortir du sommet social européen qui l'a conduit à venir à Porto, au Portugal. Interrogé sur le meurtre du policier Éric Masson à Avignon lors d'un contrôle lié à un trafic de stupéfiants mercredi, il a lancé: "Il est évident que c'est la nation toute entière qui est aux côtés de la famille de notre policier. Je leur apporte toute notre affection et tout soutien, et j'apporte aussi un soutien sans faille à toutes nos forces de l’ordre."

"C'est une réalité de dire qu'il y a de la violence dans notre société et qu'elle enfle; et le rôle de nos policiers est rendu chaque jour plus difficile par cette violence", a-t-il continué, concluant: "Il nous faut continuer d’avancer pour que la réponse pénale soit au rendez-vous de la réalité de la société et de son évolution."

"Je n'ai pas envie de tomber dans une instrumentalisation nauséabonde"

Si dès la soirée de jeudi, le compte Twitter du président de la République avait relayé la réaction du ministère de l'Intérieur, c'est la première fois que le chef de l'Etat évoquait lui-même et de vive voix le drame survenu dans le Vaucluse.

Marine Le Pen, au cours d'une conférence de presse tenue jeudi en Bretagne, a assuré qu'on n'était plus "en sécurité nulle part" en France sous la présidence d'Emmanuel Macron. Une accusation évacuée par l'actuel locataire de l'Élysée: "Ces sujets sont trop importants et la considération que j'ai à la fois pour monsieur Éric Masson, sa famille et ses collègues, font que je n'ai envie de ne tomber dans aucune forme d’instrumentalisation nauséabonde."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV