BFMTV

Philippot: "Le FN n'a jamais été aussi proche du pouvoir"

Florian Philippot sur le plateau de BFMTV-RMC le 9 septembre 2014.

Florian Philippot sur le plateau de BFMTV-RMC le 9 septembre 2014. - BFMTV

Invité de BFMTV-RMC mardi matin, le vice-président du Front national est revenu sur la montée du FN, le retour de Nicolas Sarkozy et évoque une possible dissolution de l'Assemblée. Ce qu'il fallait retenir de son interview.

"Le FN n’a jamais été aussi proche du pouvoir, c’est une certitude." Invité mardi matin de BFMTV-RMC, Florian Philippot, le vice-président du Front national, a savouré les très bons sondages créditant le FN ces derniers jours. Un FN désormais "aux portes du pouvoir" selon le Premier ministre, Manuel Valls.

Le Front national est assurément le parti qui tire le plus de bénéfices des difficultés -remaniement, livre de Valérie Trierweiler- rencontrées par le gouvernement et François Hollande depuis une semaine. Une montée qui ne se justifie pas uniquement par les déboires de l’exécutif et de l’UMP, a défendu Florian Philippot.

"Si le FN progresse, c’est parce qu’il travaille. Si on progresse, c’est parce qu’on est plutôt bons, a-t-il martelé mardi sur BFMTV-RMC. On s’intéresse aux problèmes des Français et on apporte des réponses." 

> Thévenoud, "moralement condamnable"

Interrogé sur le cas Thomas Thévenoud, qui a dû quitter le gouvernement et le PS après les révélations sur ses "oublis" au fisc mais a choisi de rester député, Florian Philippot a déploré un comportement "moralement condamnable". "Il aurait dû bien sûr quitter son poste à l’Assemblée, par respect pour lui-même et pour la fonction parlementaire", a réagi Florian Philippot.

"Et puisque l’on parle de ça, où en est la procédure d’exclusion de l’UMP de Jérôme Lavrilleux? On n’en entend plus parler depuis qu’il a menacé de tout dire (sur l'affaire Bygmalion, ndr) s’il était exclu. Ce sont des méthodes de mafia", a ensuite accusé Florian Phillipot.

> Le FN espère une dissolution

"On a peur du vote en France", a ensuite fustigé Florian Philippot, déplorant que le gouvernement ne fasse pas davantage appelle au référendum et appelant à une dissolution de l’Assemblée nationale. Une dissolution synonyme d'opportunité pour le FN. "Je pense qu’on pourrait avoir plus de députés à l’Assemblée. Et j’aimerais qu’on revienne à la proportionnelle, comme François Hollande s’y était engagé lors de sa campagne".

> Le retour de Sarkozy? "Nous l'attendons!"

Mais si le FN semble, selon les sondages, avoir une voie royale pour 2017, ses plans ne pourraient-ils pas être mis à mal par le retour de Nicolas Sarkozy? "Nicolas Sarkozy notre adversaire? Vous plaisantez. Nous l’attendons. C’est notre adversaire idéal: il est affaibli, il a un bilan épouvantable. Et toutes les casseroles qu’il traîne l’affaiblissent considérablement, a estimé le vice-président du FN avec un sourire. Et puis, il y a une forme de ringardise avec Nicolas Sarkozy. Le kärcher est devenu vaporisateur. Avec son retour, la France aurait l’air de revenir 10-15 ans en arrière." Sans compter qu’avec la multiplicité des candidatures pour 2017 à l’UMP, Nicolas Sarkozy "connaît une crise de leadership", a encore pointé Philippot.

Et le vice-président du FN de l’assurer: "notre principal ennemi: c’est la désespérance de nos concitoyens."

Sandrine Cochard