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Cazeneuve dénonce "le discours de haine" de Mélenchon

Bernard Cazeneuve lors d'un meeting sur la campagne socialiste pour les législatives, le 18 mai 2017

Bernard Cazeneuve lors d'un meeting sur la campagne socialiste pour les législatives, le 18 mai 2017 - RAYMOND ROIG / AFP

L'ancien Premier ministre a dénoncé vendredi le "discours de haine" et les "accusations abjectes" de Jean-Luc Mélenchon, à qui il reproche "une faute politique et morale" pour "ne pas avoir appelé clairement à voter" pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

La guerre entre le Parti socialiste et La France insoumise est loin d'être finie. Dans une tribune publiée le 1er mai dans Libération, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve avait estimé que, de la part de Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens, ne pas appeler à voter pour Emmanuel Macron, contre Marine Le Pen, était une "impardonnable faute morale". De quoi faire bondir le leader de la France insoumise.

Mercredi, lors d'un rassemblement pour les législatives, ce dernier a vivement attaqué Bernard Cazeneuve, ce "type" qui "ose la ramener avec son costume de bedeau". Jean-Luc Mélenchon n'a d'ailleurs pas hésité à rendre l'ancien premier ministre responsable de la mort de Rémi Fraisse, ce jeune militant écologiste tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens.

Dans une déclaration transmise à l'AFP, Bernard Cazeneuve a dénoncé vendredi le "discours de haine" et les "déclarations abjectes" du leader de La France insoumise. Ces propos "montrent que dans sa dérive politique et morale Jean-Luc Mélenchon ne s'interdit plus rien", a-t-il déclaré. "Sa violence, ses insultes ne m'impressionnent pas. Elles apportent la démonstration de ce qu'il est vraiment", a conclu l'ancien chef du gouvernement.

"Jean-Luc Mélenchon a sans doute gagné le premier prix de l'outrance à l'occasion du dernier dîner organisé par l'alliance bolivarienne, et s'en est trouvé grisé. On ne peut pas lui en vouloir, c'est tellement narcissisant", a ironisé l'ancien Premier ministre, un des chefs de file de la campagne du PS pour les législatives.

Me.R. avec AFP