BFMTV

Nucléaire: Rugy confirme "qu'il faudra arrêter d’autres réacteurs que Fessenheim"

François de Rugy et Édouard Philippe au conseil des ministres

François de Rugy et Édouard Philippe au conseil des ministres - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Sans donner de calendrier, François de Rugy confirme la fermeture d'autres centrales nucléaires après Fessenheim et renvoie aux calanques grecques la construction de nouveaux EPR.

On le savait "pragmatique". Dans un entretien au Monde, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy tente de maintenir le cap fixé par le gouvernement, tout en ménageant la chèvre et le chou, sur le dossier brûlant du nucléaire. Appelant à "sortir de la guerre de religion", l'ancien président de l'Assemblée nationale prévient:

"On ne peut pas toujours renvoyer les choix à plus tard. On dira les choses de façon assez précise, avec des étapes (...). Quoi qu’il en soit, il faudra arrêter d’autres réacteurs que Fessenheim."

"L’important est de savoir quelles sont les données économiques dans le domaine du nucléaire et dans le domaine des énergies renouvelables", ajoute le ministre, se ménageant ainsi la possibilité d'une retraite. 

Écolo-libéral

"Ce n’était plus possible de respecter l’objectif de 2025" rappelle l'ancien membre d'Europe Écologie Les Verts quant au passage à 50 % de nucléaire et 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique français, pour qui le nucléaire n'est pas une "énergie d'avenir", contrairement à ce qu'avait affirmé Emmanuel Macron. 

Si la méthode est douce, François de Rugy jouant la temporisation sur l'arrêt des réacteurs existants, l'écologiste renvoie l'idée d'une extension du parc nucléaire, estimant qu'il "faudrait déjà qu’EDF fasse la démonstration que l’EPR fonctionne". "Il faudrait également démontrer que l’EPR est compétitif au niveau des coûts", ajoute-t-il, tenant sa ligne écolo-libérale. 

Louis Nadau