BFMTV

Mise en examen de Sarkozy: pour Ziad Takieddine, la justice "va dans la bonne direction"

L'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine le 7 octobre 2019 au Palais de justice de Paris

L'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine le 7 octobre 2019 au Palais de justice de Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP

L'ancien chef de l'État a été mis en examen lundi pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi pour "association de malfaiteurs", dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a indiqué le parquet national financier ce vendredi, confirmant une information de Mediapart.

Un acte de procédure salué par Ziad Takieddine, le principal accusateur de l'ancien président de la République:

"Si la justice avance lentement, elle va dans la bonne direction", a-t-il réagi par la voix de son avocate auprès de BFMTV.

À ce stade, il n'y aura pas d'autre réaction, ni de lui, ni de son avocate. Pour rappel, Ziad Takieddine est lui aussi mis en examen dans ce dossier pour "complicité de corruption" et "trafic d'influence". Il a par ailleurs été condamné à cinq ans de prison dans une autre affaire - l'affaire Karachi - en juin dernier et est actuellement en fuite.

"Mon innocence est à nouveau bafouée", pour Sarkozy 

"J'ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction [...]. Mon innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d'un quelconque financement illicite", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un message publié sur Facebook.

"Les Français doivent savoir que je suis innocent de ce dont on m'accuse en apportant un crédit invraisemblable aux déclarations d'assassins, d'escrocs notoires et de faux témoins. Je sais que la vérité finira par triompher. [...] L'injustice ne gagnera pas", a-t-il ajouté, assurant avoir pendant ses quatre journées d'audition "répondu à toutes les questions qui [lui] ont été posées sans jamais être mis en difficulté".

Alexandra Gonzalez avec Clarisse Martin