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LR fait bloc derrière Nicolas Sarkozy après sa nouvelle mise en examen

Nicolas Sarkozy a été mis en examen une quatrième fois, pour "association de malfaiteurs", dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne en 2007. L'ancien chef de l'Etat est soutenu par les figures de sa famille politique, Les Républicains.

La situation judiciaire de Nicolas Sarkozy s'aggrave. Ce vendredi, l'ancien président a été mis en examen une quatrième fois, pour "association de malfaiteurs", dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne en 2007.

Si l'ex-chef de l'Etat estime "son innocence à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d'un quelconque financement illicite", il est largement soutenu par les membres du mouvement Les Républicains.

Le dirigeant du parti, le député Christian Jacob, évoque un "acharnement judiciaire invraisemblable". De son côté, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, parle d'une "prétendue affaire libyenne infamante et sans fondement". "L’histoire retiendra l’acharnement judiciaire et politique sans précédent qui frappe un ancien président de la République", partage le parlementaire sur Twitter.

Sur notre antenne, Julien Aubert, élu du Vaucluse, y voit une "accusation grave qui alimente le sentiment du 'tous pourris'". "Je n'ai pas vu en sept ans de procédure quoi que ce soit qui puisse accréditer cette thèse", juge-t-il.

Déjà mis en examen en 2018

Le 31 janvier, les magistrats avaient déjà mis en examen pour "association de malfaiteurs" l'un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir touché des fonds provenant du régime libyen de Kadhafi qui auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy.

Par un réquisitoire supplétif signé fin janvier, le Parquet national financier avait élargi les investigations à ces faits d'"association de malfaiteurs", ouvrant la voie à des mises en examen de nouveaux suspects ainsi qu'à une aggravation des poursuites contre les protagonistes déjà impliqués.

L'ancien chef de l’État avait déjà été mis en examen en mars 2018 pour "corruption passive", "recel de détournement de fonds publics" et "financement illégal de campagne". Il avait également été placé sous contrôle judiciaire.

Par Ivan Valerio, avec AFP