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Mélenchon va boycotter le discours de Macron devant le "Haut conseil pour le climat"

Jean-Luc Mélenchon, le 23 novembre 2018.

Jean-Luc Mélenchon, le 23 novembre 2018. - Sébastien Bozon - AFP

Invité ce mardi à assister au discours du chef de l'Etat devant le "Haut conseil pour le climat", le leader de La France insoumise a fait savoir qu'il ne s'y rendrait pas.

Il ne sera pas présent. Jean-Luc Mélenchon boycottera le discours d'Emmanuel Macron ce mardi devant le "Haut conseil pour le climat", a-t-il annoncé lundi, critiquant dans la loi sur les mobilités présentée en Conseil des ministres "des mesures ciblées contre les pauvres" qui vont à l'encontre d'une "écologie populaire".

"La loi d'orientation sur les mobilités présentée ce matin ne comprend rien qui aille dans le sens d'une écologie populaire", a dénoncé le chef de file de La France insoumise dans un communiqué

"Le pouvoir doit revenir à la raison"

Le gouvernement "maintient des mesures ciblées contre les pauvres comme l'interdiction de circuler pour certains véhicules dans les grandes villes", a-t-il dit tandis qu'il "a renoncé à l'idée des péages urbains" et que "les compagnies aériennes, les sociétés privées d'autoroute ne sont toujours pas mises à contribution".

Indiquant avoir été invité à assister au discours d'Emmanuel Macron, avec le député LFI Loïc Prudhomme, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il ne s'y "rendrait pas". "Le pouvoir doit maintenant revenir à la raison et annuler la hausse des taxes injustes dont l'écologie n'est que le prétexte", a-t-il demandé.

Interrogé sur son absence par BFMTV, lundi, Jean-Luc a expliqué qu'il s'agit selon lui "du seul moyen de lancer un signal d'alerte". "Sinon j'y serais allé", a-t-il ajouté. "Nous avons vraiment le sentiment que le président de la République n'a pas pris la mesure de la situation". 

Hasard selon le gouvernement qu'elle survienne au beau milieu du mouvement des "gilets jaunes", la Loi d'orientation sur les mobilités prévoit de couvrir l'ensemble du territoire d'une "autorité organisatrice de la mobilité", des mesures en faveur du vélo ou encore la création d'un "forfait mobilités durables". Le gouvernement a finalement décidé d'exclure du projet de loi les péages urbains.

A.S. avec AFP