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Marion Maréchal-Le Pen recadrée par sa tante sur l'IVG

Après que sa nièce a tenu ce lundi des propos remettant en partie en cause le droit à l'avortement, Marine Le Pen a désapprouvé publiquement la position de la députée élue dans le Vaucluse.

Le droit à l’avortement est sous le feu des critiques dans de nombreux pays où il paraissait pourtant ancré dans les mœurs. Il y a quelques semaines, la Pologne échappait de peu à une interdiction presque totale de l’avortement. Aux Etats-Unis, le Texas exige désormais officiellement que les restes des fœtus avortés soient enterrés ou incinérés. En France, durant la primaire de la droite, une controverse s’était emparée des propos de François Fillon. Celui-ci a expliqué qu’il ne pouvait "pas approuver" l’avortement pour des raisons philosophiques et de foi personnelle. Il a toutefois précisé qu’il n’était pas question de revenir sur le droit à l’IVG.

Enfin, la proposition de loi étendant aux sites internet coupables de "désinformation" le délit d’entrave à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) a provoqué de vifs débats à l’Assemblée nationale et dans les médias, avant que le texte soit adopté jeudi dernier. Cet événement a généré une nouvelle querelle entre les deux courants qui se partagent le Front national.

Marion Maréchal-Le Pen s'attaque au droit à l'avortement

Marion Maréchal-Le Pen, députée Front national élue dans le Vaucluse, a été une adversaire résolue de la proposition de loi. Elle est revenue sur son opposition au cours d’un entretien accordé au quotidien catholique proche des milieux nationalistes, Présent.

Elle a ainsi déclaré:

"Il faudra revenir sur le remboursement intégral et illimité de l’avortement car les femmes sont des êtres responsables qui doivent être traités comme tels. Il faudra mettre en place l’adoption prénatale et restaurer le délai de réflexion pour éviter les décisions précipitées dans un moment de panique pour acter que l’avortement n’est et ne sera jamais un acte anodin."

Elle faisait ici référence à l’une des dispositions de la loi Santé promulguée en janvier qui a supprimé le délai de réflexion de sept jours jusqu’ici obligatoire avant d’opérer un avortement. La député frontiste a aussi avancé: "Il faudra soutenir financièrement les structures qui proposent d’accompagner les femmes isolées et hésitantes."

"Il n'y aura aucune modification de l'IVG"

Les propos de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen ont agacé sa tante et présidente de sa formation politique, Marine Le Pen. Auprès de Droite(s) Extrême(s), blog mis en place par Le Monde.fr, elle a tenu à dire son mot:

"Il n’y aura aucune modification, ni du périmètre, ni de l’accès, ni du remboursement de l’IVG".

Lors de la précédente campagne présidentielle, Marine Le Pen avait dénoncé des "avortements de confort". Elle a apparemment renoncé et à l’expression et à l’idée, expliquant: "J’ai vu que ça posait des questions."

Robin Verner