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Marine Le Pen se dit "extrêmement contre" l'idée d'un passeport vaccinal en France

La présidente du Rassemblement national se dit fermement opposée à "tout ce qui attente aux libertés individuelles".

Un non catégorique. Marine Le Pen affirme ce dimanche dans BFM Politique être totalement opposée à l'idée d'un "passeport sanitaire" ou "passeport vaccinal" qui permettrait aux personnes vaccinées contre le Covid-19 de circuler plus librement et d'accéder à certains lieux publics actuellement clos.

"Je suis extrêmement contre, d'abord je suis contre parce que tout ce qui attente aux libertés individuelles m'inquiète. Or je vois que le gouvernement d'Emmanuel Macron attente avec une très grande facilité aux libertés individuelles et cherche d'ailleurs à obtenir la possibilité de prendre des décisions qui impactent directement la liberté des Français sans d'ailleurs les soumettre au Parlement", déclare la présidente du Rassemblement national (RN) sur notre plateau.

"Parler d'un passeport vaccinal m'apparaît assez ahurissant"

Le gouvernement avait déposé fin décembre un projet de loi portant sur l'institution d'un "régime pérenne de la gestion des urgences sanitaires" dans lequel figurait la possibilité de conditionner l'exercice de certaines activités l'accès à certains espaces à des conditions sanitaires comme la présentation d'un certificat de vaccination. Un projet depuis abandonné mais que la finaliste de la présidentielle en 2017 qualifie d'"absolument scandaleux".

"Compte tenu du fait que le gouvernement est incapable de vacciner ceux qui le souhaitent, parler d'un passeport vaccinal aujourd'hui m'apparaît assez ahurissant", ajoute celle qui vient de souffler ses dix bougies à la tête du RN.

Autre argument que soulève enfin notre invitée pour s'opposer à un tel passeport: l'efficacité des vaccins notamment mise au défi des variants britannique et sud-africain, bien plus contagieux.

"On n'a toujours pas d'éléments précis sur le fait que ce vaccin puisse empêcher d'avoir et de contracter le Covid et accessoirement de le transmettre. On sait que cela diminue ce risque de façon importante et c'est déjà objectivement très bien mais on ne sait pas si cela préserve totalement de la possibilité d'être infecté par ce virus", conclut l'élue.
Hugues Garnier Journaliste BFMTV