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Marine Le Pen n'a pas de "jalousie" à l'égard de sa nièce, très critique à son égard

Dans un entretien avec Ruth Elkrief, qui sera diffusé samedi sur notre antenne, Marine Le Pen a affirmé qu'elle "peut comprendre" que Marion Maréchal "n'ait pas envie de revenir dans une démarche politique électorale".

Marine Le Pen affirme ne pas avoir de "jalousie" à l'égard de sa nièce Marion Maréchal, très critique à son égard, et dit "comprendre" qu'elle n'ait pas envie de revenir en politique électorale.

"Tous ceux qui pensent qu'ils arriveraient à instiller en moi une sorte de jalousie à l'égard de Marion, je crois qu'ils ne comprennent pas cette relation. S'ils la comprenaient, ils comprendraient que leur agitation est vaine", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur notre antenne, dans l'extrait d'un entretien avec Ruth Elkrief qui sera diffusé samedi.

"Je l'ai vu naître, je l'ai prise dans mes bras, et je l'ai élevée pendant deux ans avec ma soeur (Yann, NDLR) avec qui je vivais à l'époque", a rappelé la cheffe du RN.

"Qu'elle n'ait pas envie de revenir dans une démarche politique électorale, je peux comprendre", ajoute la candidate à la présidentielle de 2022, qui dit ne pas avoir eu au téléphone sa nièce depuis sa rentrée très médiatique.

Critique de la ligne "ni droite, ni gauche"

L'ancienne députée du Front national (devenu Rassemblement national, ndlr) Marion Maréchal a quitté la politique électorale depuis l'échec de sa tante à la présidentielle de 2017 pour diriger une école de sciences politiques à Lyon et mener une "bataille culturelle" des idées.

Marion Maréchal a estimé mardi que sa tante ne pouvait "pas gagner seule" la présidentielle, mais ajouté qu'elle ne "comptait pas (se) mettre au service d'un candidat" pour 2022. L'ancienne élue du Vaucluse critique la ligne "ni droite, ni gauche" de Marine Le Pen et voudrait que le RN, dont elle n'a plus la carte, fasse "un effort d'ouverture" vers les déçus de la droite.

Âgée de 30 ans, Marion a pour père biologique l'ancien journaliste et diplomate Roger Auque, mort en 2014, mais a été reconnue et élevée par le mari de Yann Le Pen, Samuel Maréchal.

Clément Boutin avec AFP Journaliste BFMTV