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Marine Le Pen dénonce un "assassinat politique" après la saisie de 2 millions d'euros au Rassemblement national

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- - Bertrand GUAY / AFP

Selon la présidente du Rassemblement national, invitée de Bourdin Direct ce lundi à 8h35, le parti n'aura plus les moyens de rémunérer ses employés à partir d'août prochain.

Quelques minutes seulement après que la justice a annoncé, dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs présumés au sein du parti Rassemblement national (ex-Front national), confisquer les 2 millions d’euros d’aides publiques d’Etat censées financer le parti, Marine Le Pen a évoqué un "assassinat politique" puisque sans cette somme, le parti "ne pourra plus payer ses salariés à partir du mois d’août".

Dans la foulée, la femme forte du parti d’extrême droite s’est fendue d’un tweet incendiaire, dans lequel elle affirme que les juges d’instruction "appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire".

"La volonté d’assassiner le 1er parti d’opposition est un coup de force inédit contre la démocratie!" conclut-elle.

Du côté des cadres du parti, l’heure est également à l’incompréhension. Louis Aliot évoque une "démocratie en danger" où "deux juges d’extrême gauche tentent un étouffement financier en confisquant nos moyens sans motivation valable".

Même son de cloche pour Nicolas Bay et David Rachline, qui parlent quant à eux de "système de plus en plus agressif à l'égard de son opposition" et de "deux juges politisés décident, sans procès ni jugement, de piétiner le vote de millions de Français et essaient de tuer le principal parti d’opposition en coupant la dotation publique qui lui est due."

Wallerand de Saint-Just, trésorier du Rassemblement national, a expliqué ce dimanche sur notre plateau quant à lui que cette décision peut signifier "la mort" de son parti par "défaut total de paiement". Il n'a pas hésité à parler de "dictature" de magistrats "politisés".

Hugo Septier et Robin Verner