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Loi Travail: Mélenchon et Chassaigne furieux de louper les festivités du 14-Juillet

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon - BERTRAND GUAY / AFP

Des députés des groupes communiste, France insoumise et Les Républicains ont protesté contre la tenue du vote solennel visant à réformer la loi travail par ordonnances la veille de la fête nationale.

Retenus le 13 juillet au palais Bourbon par le vote solennel du projet de loi d'habilitation à réformer le code du travail par ordonnances, nombre de députés pourraient être privés cette année des festivités du 14 juillet dans leurs circonscriptions. Un calendrier qui a provoqué de nombreuses protestations à la tribune de l'Assemblée ce mardi, dont celles de la gauche radicale, en première ligne dans l'opposition.

André Chassaigne, président du groupe communiste, a d'abord demandé une suspension de séance à ce sujet. "Des échanges montrent qu’il y aura impossibilité de rentrer pour plusieurs d’entre nous dans notre circonscription le 14 juillet au matin, s'est alarmé le député du Puy-de-Dôme. Je crois que cette affaire est une affaire sérieuse, et je demande une suspension de séance pour qu’on ait un échange entre présidents de groupe."

"Pas vu, pas pris, passez, muscade !"

Dans la foulée, il a été suivi par le président du groupe France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, pour qui ces conditions témoignent d'une volonté de l'exécutif de faire passer ce vote en catimini: 

"Qu’un document aussi important soit adopté dans les conditions dans lesquelles nous sommes en train de le faire est le résultat d’un choix délibéré et non pas d’une circonstance d’emploi du temps. Vous souhaitez que cela soit fait le 13 au soir, pas vu, pas pris, passez, muscade ! et on passe à la suite. Derrière, nous aurons le défilé et les autres festivités, voilà. C’est en quelque sorte une manœuvre que j’analyse comme de l’éteignoir. (...) Les mots, les dates, plus rien n’a de sens ! Je proteste."

Gilles Lurton, député Les Républicains d’Ille-et-Vilaine, s'est enfin joint aux protestations de la gauche radicale, estimant "qu'il est quand même normal pour des parlementaires d’être présents dans leur circonscription le jour de la Fête nationale", ce que le vote solennel pourrait ne pas permettre.

"Le fait de siéger le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi, c’est un calendrier parlementaire tout à fait normal", a répliqué le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, soulignant que le moment du vote dépendait de la vitesse à laquelle avançaient les débats.

L.N.