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Wauquiez sur les policiers tués: "Cette famille aurait pu être préservée"

Laurent Wauquiez mercredi matin sur BFMTV et RMC.

Laurent Wauquiez mercredi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Le député Les Républicains Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, est ce mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

"Ecoeuré et en colère". Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Wauquiez réagit au double meurtre terroriste d'un couple de policiers dans les Yvelines. "Ecoeuré parce que ça fait sept mois qu'on réclame qu'il y ait des vraies mesures qui soient prises sur ces personnes identifiées en fichier S. Je suis en colère parce que si le gouvernement avait agi, si des vraies mesures avaient été prises, sans doute que cette famille aurait pu être préservée. Je ne comprends pas qu'on n'ait toujours pas intégré qu'il faut maintenant une vraie loi d'exception".

Pour le député Les Républicains, "il y a aujourd'hui une seule ligne: ces gens-là, soient ils sont enfermés, soit ils sont expulsés", demande le député Les Républicains. 

"Le temps de l'unité nationale, le temps de l'émotion, maintenant ça suffit", tonne Laurent Wauquiez. "A chaque fois le gouvernement s'abrite derrière. Combien faut-il de familles? Combien faut-il de deuils? Combien de victimes pour qu'enfin ça bouge, qu'on arrête d'être juste dans l'émotionnel après chaque attentat? Maintenant on arrête la plaisanterie. En dehors de l'état d'urgence, qu'est-ce qui a été pris sérieusement pour mettre hors d'état de nuire les terroristes avant qu'ils ne passent à l'acte? Rien. Ce que je mets en accusation, c'est un gouvernement qui ne prend pas la mesure".

Des "centres d'internement" pour les terroristes présumés

Larossi Abballa, le tueur des policiers de Magnanville, était surveillé et sur fichier S. "Ca veut dire qu'il était identifié, les forces de renseignement avaient fait le travail, sauf qu'on a un arsenal législatif qui n'en tire aucune conséquence. On a 13.000 individus fichés S (en France, Ndlr). Je réclame depuis sept mois qu'ils soient placés en centre d'internement avant qu'ils ne passent à l'acte".

Or, la loi l'interdit mais "ça se change, une loi", réplique le député LR, qui réclame "une réforme de la Constitution". Il s'agit de donner la possibilité d'incarcérer des citoyens qui n'ont jamais été condamnés, mais "il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté", renchérit le président de région.

Quand un terroriste est condamné, Laurent Wauquiez réclame "une peine de sûreté automatique, incompressible", "une interdiction du territoire français pour tous ceux qui sont étrangers". Enfin, ajoute-t-il, "le débat sur la déchéance de nationalité ne peut pas être considéré comme une page tournée".

Les "images pitoyables" des violences dans les manifs

Après les violences de mardi dans la manifestation parisienne contre la loi Travail, Alain Juppé estime ce mercredi nécessaire, en cas de menace évidente à l'ordre public, d'interdire les manifestations. "C'est une bonne proposition, ça ne me pose aucun problème, et la loi le permet", approuve Laurent Wauquiez. "Mais aujourd'hui même, on n'a pas besoin de ça, on a l'état d'urgence. C'est fait pour assurer un minimum d'ordre. Vous n'avez pas le sentiment que depuis des mois, le gouvernement est incapable de maintenir un minimum d'ordre?".

Le député LR dénonce "des images pitoyables" mardi dans les rues de Paris: "Des forces de l'ordre qui, le lendemain d'une famille endeuillée (à Magnanville, Ndlr) se sont retrouvées avec des syndicats qui ont fait preuve de violences, de haine à l'égard des forces de l'ordre?". Faut-il alors interdire ces manifestations? "J'estime que dans le cadre de la loi El Khomri, ça suffit", tranche Laurent Wauquiez. "Il y en a assez du diktat des syndicats".