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Valérie Pécresse: "L'Île-de-France n'a jamais été aussi inégalitaire"

Valérie Pécresse sur le plateau de BFM Politique dimanche 26 avril 2015.

Valérie Pécresse sur le plateau de BFM Politique dimanche 26 avril 2015. - Capture BFMTV.

La députée UMP des Yvelines et candidate aux élections régionales d'Ile-de-France est l'invitée de BFM Politique ce dimanche.

Valérie Pécresse veut "un contrat de confiance" entre les Franciliens et elle. Invitée de BFM Politique ce dimanche, la députée UMP et candidate aux élections régionales d'Île-de-France, l'a assuré: si elle prend la tête de la région, elle ne fera "que ça".

Logement, chômage, pollution.... L'actuelle cheffe de file de l'opposition à l'hôtel de région s’en est pris au bilan de l’actuel président de l''Île-de-France. "La gauche socialiste et verte doit s’interroger sur une Île-de-France qui n'a jamais été aussi inégalitaire. C'est ça le bilan de la gauche, il ne peuvent pas échapper à cet inventaire", a lancé Valérie Pécresse, qui entend succéder au socialiste Jean-Paul Huchon aux élections régionales de décembre prochain. 

"Ce que je veux, c'est changer l'Île-de France. C'est mettre fin à 17 ans de de gabegie, clientélisme, d'argent gâché, et d'injustice", a encore attaqué Valérie Pécresse.

Pour une alliance avec "les centres"

Interrogée sur la possibilité d'accords entre l'UMP et le centre comme cela avait été le cas pour les élections départementales, l'élue des Yvelines a défendu une alliance avec "les centres, UDI et Modem", "tous ceux qui veulent l’alternance à Jean-Paul Huchon, qui veulent une autre politique en Ile de France". "Si les Modem viennent avec moi, c'est qu'ils veulent l'alternance, et ils font un choix très clair en me rejoignant", a-t-elle fait valoir.

"De toutes les façons, j’ai la vocation à être la candidate de l’union au deuxième tour", a ajouté Valérie Pécresse, admettant en creux qu'elle ne parviendrait peut-être pas à faire l'union autour d'elle au premier tour. 

Et de clarifier la position de son parti sur le sujet : "Nicolas Sarkozy l'a dit, s’il n’ya pas d’union partout, il n’y aura sans doute d’union nulle part. C’est aujourd’hui position de l’UMP, sinon ça n’est pas compréhensible comme stratégie politique".

Quant à la question d'un retrait du candidat UMP en cas de triangulaire avec le FN au second tour des régionales, Valérie Pécresse a botté en touche: "Je n'imagine pas que l'UMP soit troisième dans aucune région de France. Je prends le pari avec vous, jamais l'UMP ne sera troisième". "Bien entendu, il faut empêcher le FN de prendre des régions", a-t-elle simplement répondu, avant d'ajouter "et le PS !".

"Une omerta à droite sur la question de l’inventaire"

Pour autant, Valérie Pécresse n'a pas évacué les questions de politique nationale et a reconnu que la droite devait elle aussi faire l'inventaire qu'elle appelle la gauche à faire. "Chacun doit faire aussi son inventaire et l’inventaire de ses erreurs. Je ne crois pas que nous gagnerons la présidentielle de 2017, je parle de la droite et du centre, si nous faisons pas l’inventaire", a expliqué l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy au micro d'Apolline de Malherbe.

"Il y a encore une omerta à droite sur cette question de l’inventaire. Nicolas Sarkozy ne pourra pas réussir s’il ne le fait pas lui-même", a estimé cette proche de François Fillon. Et d'avancer, "il est fin politique, je pense qu’il le fera".

V. R.