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UMP: après la Cocoe, la CRS cultive le flou

Tribune vide au siège de l'UMP, en novembre 2012

Tribune vide au siège de l'UMP, en novembre 2012 - -

La Commission de révision, censée statuer sur l'organisation du parti et sur des primaires en vue de la présidentielle 2017, ne parvient pas à trouver un consensus. Mieux, le nouveau vote prévu pour la présidence est remis en cause.

L’UMP a beau fêter ses onze printemps ce mardi, le ciel reste sombre pour le principal parti d’opposition où l’union n’est plus qu’un terme de façade. Lundi soir, au terme d'une réunion "longue et douloureuse", la Commission de révision des statuts (CRS) qui planchait sur les nouveaux statuts de l'UMP n'est pas parvenue à une solution.

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Les compositions du bureau politique et de la Haute Autorité - la CRS, anciennement Cocoe (Commission d'organisation et de contrôles des opérations électorales) doit elle de se dissoudre une fois une solution trouvée - chargée de veiller au bon déroulement des primaires pour la présidentielle, sont toujours en suspens.

Pour rappel, la Haute Autorité est appelée à jouer un rôle clé puisque les trois anciens premiers ministres Edouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon, dans un rapport inspiré des travaux de Terra Nova pour le Parti socialiste, prônent une primaire ouverte pour la présidentielle de 2017 où les candidats devront être parrainés par 10.000 militants, 25 députés ou 100 élus locaux avec pour ambition d'obtenir une légitimité la plus large possible.

Le nouveau vote remis en cause?

Pour l'heure donc, les camps s'écharpent sur la composition de la Haute Autorité. Dans le marasme actuel, une nouvelle réunion de la CRS a été programmée mercredi à 16 heures tandis que Jean-François Copé et François Fillon, rivaux à la présidence de l’UMP fin 2012, doivent déjeuner ensemble le jour même selon Le Figaro.

Reste une autre interrogation de taille: y aura-t-il un nouveau vote en septembre pour la présidence de l'UMP? Au sein du parti, la question actuelle est de savoir s’il faut suivre l'initiative de Xavier Bertrand et interroger les militants sur l'opportunité d’un nouveau vote pour désigner le leader. Ce vote avait pourtant été acté par les deux camps mi-décembre.

Pourquoi un tel revirement? Les candidats ne se bousculent plus pour disputer le bout de gras à Jean-François Copé. Seuls Laurent Wauquiez pourrait, avec son accord, suppléer François Fillon… 2017, semble très loin.


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Samuel Auffray