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Sarkozy veut renouer le contact avec les Français "en toute simplicité"

A la peine dans les sondages et lâché par certains de ses soutiens les plus anciens, c'est un Nicolas Sarkozy autoproclamé neuf qui a débuté vendredi un tour de France. Fini le bling-bling, l'ancien chef de l'Etat est en quête de "simplicité".

Nicolas Sarkozy n'a pas de chance. L'ancien président a débuté vendredi un tour de France qu'il souhaite réaliser loin des journalistes, assure-t-il, pour être au contact des Français. Mais à la faveur d'une fuite dans la presse où son itinéraire a été dévoilé, il a dû subir une "invasion" de caméras, sapant sa résolution d'abstinence médiatique.

"C’est toujours un plaisir de rencontrer les gens, de discuter avec eux. Parfois j'aimerais que ce soit possible de le faire avec vous un peu loin", s'est plaint le président de Les Républicains (LR) au micro de BFMTV alors qu'il déambulait dans les rues d'Anet, dans l'Eure-et-Loir.

"Quand on est dans cette ruralité qui souffre tellement, qui se sent tellement humiliée, qui a tellement envie de dire des choses, s'il y a trop de caméras, trop de micros (...) ça crée comme une barrière, or jamais je n'ai senti la France avoir un tel besoin de s'exprimer", a-t-il affirmé.

Dans cette commune de quelque 3.000 habitants située à environ 80 kilomètres de Paris et administrée par le député-maire LR Olivier Marleix, un de ses proches, Nicolas Sarkozy a abordé les thèmes de la désertification médicale et de la ruralité, deux jours après sa conférence à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.

Un exercice à la mode

Confronté à une chute de sa cote de popularité dans les sondages, et lâché par certains de ses soutiens les plus historiques, l'ancien chef de l'Etat a entrepris d'aller à la rencontre des Français, comme le fit Jacques Chirac lors de sa campagne victorieuse de 1994-95.

Un exercice qu'appliquent également ses rivaux à la primaire, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire. Sur sa droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, veut elle aussi jouer la "proximité" en 2016, loin de "la politique politicienne parisienne" et du "buzz".

Nicolas Sarkozy a quant à lui "une envie des Français, il a une envie d'aller au plus près d'eux, il a une envie d'authenticité, il a une envie de sincérité, il a une envie de proximité", expliquait lundi Brigitte Kuster, nouvelle porte-parole LR.

Nicolas Sarkozy n'a toujours pas annoncé s'il serait candidat ou non à la primaire à droite. Une habitante d'Anet a peut-être la réponse: alors qu'elle lui demandait s'il allait se représenter en 2017, il lui a glissé sa réponse dans l'oreille.