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Nicolas Sarkozy a "une envie des Français"

Sans pour autant dire s'il était officiellement candidat à la primaire de son parti, Brigitte Kuster a indiqué que Nicolas Sarkozy ferait davantage de déplacements cette année.

Nicolas Sarkozy a "une envie des Français, il a une envie d'aller au plus près d'eux, il a une envie d'authenticité, il a une envie de sincérité, il a une envie de proximité", a assuré Brigitte Kuster lundi lors du point presse hebdomadaire de Les Républicains. La nouvelle porte-parole du parti a ainsi indiqué que le patron de la droite ferait plus de déplacements dans l'Hexagone sans pour autant y convier la presse, configuration dans laquelle il est "très difficile de privilégier le dialogue", selon elle.

"Je pense que ce temps-là est attendu par les Français, ils ont envie de ce Nicolas Sarkozy-là", s'est-elle avancée. "Laissez-lui donc le temps d'avoir ces respirations, d'avoir ces rencontres, d'être celui qui se prépare à des rendez-vous qui sont des rendez-vous importants pour la vie de notre mouvement et la vie nationale", a-t-elle poursuivi.

Interrogée par la presse pour savoir s'il fallait y voir la candidature de l'ancien Président à la primaire, elle s'est contenté de répondre: "Je vais essayer de ne pas faire d'erreur dès le premier jour". Nommée porte-parole de Les Républicains mercredi dernier comme Guillaume Peltier, Guillaume Larrivé et Valérie Debord, elle espère certainement tenir à ce poste plus longtemps que sa prédécesseure Lydia Guirous nommé en juin 2015 et remplacée au bout de six mois.

La popularité de Sarkozy au plus bas

Si Nicolas Sarkozy a "une envie des Français", la réciproque reste à démontrer. L'ancien chef de l'Etat décroche franchement dans les sondages, y compris auprès des sympathisants de droite, qui lui préfèrent Alain Juppé.

Des critiques dans son propre parti

Dans son propre parti, son ancien protégé Gérald Darmanin le critique avec virulence. "Je le dis clairement: en ce moment, il se trompe. Il semble ne pas comprendre la séparation et l'incompréhension entre lui et le peuple de droite qui exigerait une remise en question de sa part", expliquait le maire de Tourcoing dans Le Parisien dimanche.

Le maire de Tourcoing avait été le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP en 2014. "Nicolas Sarkozy avait réussi à créer ce magnifique désir du 'rêve français' en 2007. Nous ne retrouvons pas cette magie. J'en suis nostalgique", a-t-il déclaré.