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Sarkozy: "Qu'imagine-t-on? Que j'étais à Punta Cana sur 700 kg de cocaïne?"

Nicolas Sarkozy à Moscou le 29 octobre 2015.

Nicolas Sarkozy à Moscou le 29 octobre 2015. - Kirill Kudryavtsev - AFP

Le président des Républicains Nicolas Sarkozy se demande dans Le Parisien s'il a été le seul client de la compagnie aérienne dont le téléphone portable a été géolocalisé. "Je n'ai pas plus de droits que les autres, mais je n'en ai pas moins non plus", affirme-t-il.

Nicolas Sarkozy n'apprécie pas que son nom soit mêlé à l'affaire d'Air Cocaïne. Dans Le Parisien mardi, le président du parti Les Républicains dit vouloir savoir pourquoi son téléphone a pu être géolocalisé par la justice en marge de l'affaire. 

"Je veux savoir au nom de quoi un magistrat a pu prendre de telles mesures, pour la seule raison que j'ai voyagé avec la même compagnie d'avions", affirme l'ancien président de la République. "Je veux savoir si un autre client de la compagnie aérienne a été géolocalisé et écouté: y en a-t-il d'autres ou est-ce un traitement qui m'a été réservé ?", s'interroge-t-il.

L'avocat de Sarkozy réclame "des explications"

Pour Nicolas Sarkozy, "c'est impossible de prendre de telles mesures sans demander l'autorisation du bâtonnier, car je suis avocat: l'ont-ils demandé ?"

"Croyez-vous qu'on géolocalise le chef de l'opposition, qu'on écoute ses conversations au téléphone, tout son entourage, sans que la garde des Sceaux en soit informée? Je pose la question. Et si la garde des Sceaux en est informée, elle ne parle pas avec le président de la République? Je n'ai pas plus de droits que les autres, mais je n'en ai pas moins non plus", ajoute-t-il encore. "Qu'imagine-t-on? Que j'étais à Punta Cana sur 700 kg de cocaïne?"

Selon des informations publiées dans le Journal du dimanche, le téléphone de l'ancien chef de l'État a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l'enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.

Lundi sur Europe 1, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il allait écrire au procureur de Marseille pour "demander des explications" sur cette géolocalisation, dénonçant une "atteinte à la vie privée" et des "mesures coercitives" contre son client.

A. K. avec AFP