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Sarkozy prêt à supprimer la loi sur le non-cumul des mandats?

Nicolas Sarkozy lundi 9 novembre lors d'un meeting près d'Angers.

Nicolas Sarkozy lundi 9 novembre lors d'un meeting près d'Angers. - Jean-François Monier - AFP

Pour s'assurer du soutien des parlementaires des Républicains à la primaire, Nicolas Sarkozy leur aurait promis de revenir sur la loi sur le non-cumul des mandats, selon Le Canard enchaîné.

Nicolas Sarkozy a des projets pour 2017. Le président du parti Les Républicains, dont la candidature à la primaire à droite n'a pas encore été annoncée, est déjà lancé dans son projet présidentiel. Avec notamment, en ligne de mire, la loi sur le non-cumul des mandats de François Hollande.

L'idée: faire en sorte que les sénateurs des Républicains planchent sur un projet de loi contournant le non-cumul des mandats, et l'aient terminé avant 2017, rapporte Le Canard enchaîné

"L'ancien président de la République l'a promis aux parlementaires de son camp: dès sa réélection à l'Élysée, il fera voter une loi abrogeant celle sur le non-cumul des mandats qui doit pleinement s'appliquer en mars 2017", écrit l'hebdomadaire.

La droite reste évasive

Une promesse faite par Nicolas Sarkozy aux parlementaires de son parti, selon Le Canard, afin de les encourager à le soutenir à la primaire.

Dans l'hypothèse où l'Assemblée nationale repasserait à droite aux législatives de 2017, les dirigeants de droite n'auraient plus qu'à faire voter le projet de loi par les députés – puisque le Sénat leur est déjà acquis. Une façon d'accélérer le processus législatif pour faire voter la loi le plus rapidement possible, et permettre ainsi aux parlementaires de droite de ne pas abandonner leur mandat local.

Au Sénat, le projet de loi est dirigé par Gérard Larcher, et défendu par Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, ainsi que son homologue à l'Assemblée, Christian Jacob. Pour éviter aux parlementaires de renoncer à leur mandat, le texte proposerait de limiter le cumul à deux mandats: un local, et un national, selon France Info. Mais pour l'instant, pas question d'en dire trop. "On verra", balaie Eric Woerth. Roger Karoutchi, lui, affirme au Scan que "rien n'est prêt sur cette question". 

Contacté, le service de presse de Nicolas Sarkozy n'a pas répondu à nos sollicitations. 

A. K.