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Sarkozy accuse Tsipras de "démagogie", de "cynisme" et "d'irresponsabilité"

"Quel cynisme, quelle démagogie, quelle irresponsabilité", a accusé Nicolas Sarkozy en parlant du référendum annoncé par Alexis Tsipras. "Le grand responsable de la crise actuelle c'est un Premier ministre grec qui a menti son peuple", a pointé lundi le patron du nouveau parti Les Républicains.

À l'image du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a critiqué très vivement le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras après l'annonce d'un référendum sur la crise grecque, Nicolas Sarkozy a appelé lundi à ne pas céder face au gouvernement grec après la rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers. 

"Que l'Europe, l'euro donne le sentiment de céder et c'est la crédibilité de tout le système européen qui sera emportée", a averti l'ex-président de la République en visite à Madrid à l'invitation de l'ancien chef du gouvernement conservateur José Maria Aznar.

"Par l'irresponsabilité de son Premier ministre, la Grèce s'est suspendue elle-même de la zone euro", a accusé Nicolas Sarkozy.

Alexis Tsipras a annoncé la tenue d'un référendum le 5 juillet sur la dernière proposition d'accord faite par les créanciers (UE, FMI) de la Grèce, ce que ces derniers ont considéré comme une rupture des négociations. "Quel cynisme, quelle démagogie, quelle irresponsabilité", a accusé Nicolas Sarkozy en parlant du référendum.

Pour le patron du nouveau parti Les Républicains, "la question n'est plus de savoir comment sauver la Grèce mais comment sauver la zone euro".

Le contrôle des capitaux par Athènes et le refus de l'Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro), samedi, de prolonger le programme d'assistance du pays au-delà du 30 juin, ont encore renforcé les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Pour sa part, François Hollande a dit "regretter, la décision du gouvernement grec, mais estimé qu'il relevait d'un "choix souverain". 

K. L. avec AFP