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Saint-Etienne-du-Rouvray: "Nous devons être impitoyables", réagit Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy n'a pas tardé à réagir après l'attaque terroriste de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Le président du parti Les Républicains demande au gouvernement d'appliquer "sans délai" les propositions de son parti.

"Notre ennemi n'a pas de tabou, pas de limite, pas de morale, pas de frontière". "Nous ne pouvons plus perdre de temps. C'est la guerre. Il n'y a pas d'autre choix que de la mener et de la gagner."

Nicolas Sarkozy a réagi dans une déclaration martiale mardi à l'attaque terroriste dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, au cours de laquelle un prêtre a été assassiné et une autre personne très grièvement blessée.

"Arguties juridiques" VS "Etat de droit"

"Les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles. Je demande au gouvernement de mettre en œuvre toutes les propositions qui nous avons présenté depuis des mois sans délai", a affirmé le président du parti Les Républicains et vrai faux candidat à la primaire de droite, sans en citant une seule.

"Cette situation doit nous conduire à la plus grande lucidité et à enfin comprendre que nous devons changer profondément la dimension, la mesure, la stratégie de notre riposte", a-t-il dit lors d'une déclaration au siège de LR mardi .

A l'inverse de la droite qui s'en prend à l'Etat de droit et à la Constitution depuis quelques jours, Manuel Valls et François Hollande ne cessent de rappeler qu'ils ne sortiront pas du cadre de la loi. "Le risque serait de céder sur nos libertés sans rien gagner sur notre sécurité. Jamais jusqu'au terme de mon mandat, je ne considérerai l'Etat de droit comme un obstacle car ce serait la fin de l'Etat", déclarait ainsi le Président la semaine dernière.

L'unité nationale aux oubliettes

"Ce que veulent faire ces terroristes, c'est nous diviser. (...) C'est pourquoi, nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer", a à nouveau appelé François Hollande mardi, comme après l'attentat à Nice.

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Mais il n'y aura pas eu d'unité nationale du tout cette fois. Quelques minutes seulement après l'annonce d'une prise d'otages en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray et de l'assassinat d'un otage, la classe politique a rapidement réagi par l'intermédiaire des réseaux sociaux. 

"Tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l'a pas été", assurait déjà Nicolas Sarkozy après l'attentat de Nice, tout en présentant des mesures qui n'auraient été d'une quelconque efficacité pour empêcher ce drame. Si la tonalité était la même que la déclaration de mardi, il avait attendu trois jours pour s'exprimer.

K. L.