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Rachida Dati juge "trop facile d'accabler Marine Le Pen"

Rachia Dati sur BFMTV le 11 décembre 2014.

Rachia Dati sur BFMTV le 11 décembre 2014. - BFMTV

Rachida Dati, députée européenne UMP, était l'invitée de BFMTV et RMC jeudi matin. Voici ses principales déclarations.

Torture, travail dominical, UMP... Rachida Dati, eurodéputée UMP et maire du 7e arrondissement de Paris, était l'invitée de BFMTV et RMC. Retrouvez l'essentiel de son interview.

#La polémique: "je ne veux pas accabler Marine Le Pen"

Revenant sur les propos de Marine Le Pen sur la torture, Rachida Dati explique: "je ne partage pas ses idées, mais je ne veux pas l'accabler. Elle a précisé ses propos". "Je n'approuve pas les propos de monsieur Collard, mais j'ai trouvé trop facile d'accabler Marine Le Pen alors qu'elle a précisé ses propos".

Quant à l'utilisation de la torture, pour Rachida Dati, "il faut s'y opposer. La question ne se pose même pas".

#La nuance: "le travail le dimanche est une exception"

Si elle était députée, Rachida Dati ne "voterait pas" la loi Macron. Problème selon elle: le travail du dimanche, qui doit "rester une exception". "Dans le 7e arrondissement, les petits commerçants ont un avis nuancé car souvent, ils travaillent déjà pendant la semaine", remarque-t-elle.

De plus, "il faut des gardes fou, parce que ceux qui vont trinquer, ce sont les plus précaires, ceux qui n'ont pas le choix. Or les femmes seules avec des enfants, par exemple, voudront plutôt travailler en semaine, quand leurs enfants sont à l'école", souligne-t-elle.

#L'annonce: "Sarkozy m'a proposé d'intégrer l'organisation de l'UMP"

"Nicolas Sarkozy m'a proposé d'intégrer l'organisation de l'UMP", annonce l'ancienne garde des Sceaux. "Mais pour l'instant j'attends avant de donner ma réponse, parce que je veux savoir quelle est la ligne politique de Nicolas Sarkozy. Or, elle n'est pas encore établie", selon Rachida Dati. "Et lorsqu'on accepte d'être le collaborateur de quelqu'un, on suit sa ligne. Et moi je n'ai pas envie de repartir sur une campagne fondée sur les cantines halal ou la burqa. On a déjà donné, avec le résultat qu'on connaît".

"Je veux qu'on puisse reparler de l'identité française, du contrat unique, de la carte scolaire, de la formation professionnelle", amrtèle Rachida Dati. "Sur ces sujets, on doit être audibles et crédibles. Et aujourd'hui, nous ne le sommes pas".

A. K. et C. P.