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Quotas en Suisse: "une revendication naturelle" pour Fillon

François Fillon

François Fillon - -

Le référendum en Suisse, le retour de Nicolas Sarkozy, la primaire à l'UMP: l'ancien Premier ministre François Fillon était l'invité, lundi matin, de BFMTV et RMC.

L'ancien Premier ministre François Fillon était lundi l'invité, durant une heure, de BFMTV et RMC. Immigration, primaire à l'UMP, pacte républicain: voici ce qu'il fallait retenir de son interview.

# La réaction: un référendum "naturel" en Suisse

"Que la Suisse veuille réduire globalement le nombre d’étrangers sur son territoire, c’est une revendication qui est parfaitement naturelle", a d'abord assuré François Fillon, alors que les Suisses ont voté de justesse, dimanche, en faveur de la réintroduction de quotas d'immigration avec l'Union européenne. L'idée a été approuvée par 50,3% des électeurs.

Plus généralement, "soit l'Europe se dote d'une politique d'immigration sérieuse, soit elle ne le fait pas et elle ne pourra pas empêcher les Etats de le faire", a-t-il ajouté, évoquant cette fois-ci la politique d'immigration de la France et de l'Union européenne. "Moi je propose depuis des mois que la France et l’Europe adopte le même système. Je propose d’adopter le système qui consiste à décider chaque année combien d’étrangers peuvent être accueillis".

Pour lui, "ce qui a fait la force de la France", l'intégration accompagnée d'une "adhésion au projet républicain, s'est cassée en raison du nombre". "Il y a un problème de surcapacité, un blocage de l'intégration lié au nombre" d'étrangers accueillis, selon lui.

# Le petit conseil: des primaires pour Nicolas Sarkozy

Si Nicolas Sarkozy veut se présenter en 2017 devra-t-il se prêter au jeu d'une primaire à l'UMP? "Oui, je crois que la démocratie n'a pas de défaut", a répondu François Fillon. "Il y a un mécanisme qui a été mis en place par notre famille politique. La primaire a un intérêt, elle permet de dégager une candidature dans un contexte politique qui est quand même très difficile où l’extrême droite monte".

# Le revirement: "je voterai pour le pacte de responsabilité"

"Je voterai sans hésiter pour le pacte de responsabilité s'il était présenté rapidement à l'Assemblée", a également indiqué François Fillon qui assurait pourtant, fin janvier, "ne pas croire" à un tel pacte. "Je suis pessimiste", estimait l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. "L'espoir initial du pacte de responsabilité est déjà ruiné par la mécanique qui se met en place, trop de contraintes pour les entreprises et flou abyssal sur le financement", expliquait-il, le 27 janvier au Figaro.

# La légère contrition: "sur cette histoire de sectarisme, j'ai dû mal m'exprimer"

"Sur cette histoire de sectarisme, j'ai dû mal m'exprimer", a par ailleurs commenté François Fillon, alors qu'un auditeur l'interrogeait sur sa position prise, en septembre, sur le plateau du "Grand rendez-vous" d'Europe 1, où il conseillait "de voter pour le moins sectaire" en cas de duel PS-FN aux municipales.

# La petite phrase: "trop de politiques se donnent en spectacle"

Enfin, interrogé sur l'affaire François Hollande - Julie Gayet, le député UMP a refusé de commenter ce qui relève de la "vie privée" du chef de l'Etat. Mais "je n'approuve en rien le comportement de François Hollande", a insisté François Fillon, ajoutant: "le problème de notre pays est que beaucoup trop d’hommes politique se donnent en spectacle". Il avait, lui-même, posé en famille, en août dernier, dans Paris-Match.

Hélène Favier