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Primaire à droite: Sarkozy appelle Bayrou à "la loyauté" en cas de défaite de Juppé

Nicolas Sarkozy jeudi 20 octobre sur Europe 1.

Nicolas Sarkozy jeudi 20 octobre sur Europe 1. - Capture Europe 1

Le candidat à la primaire à droite avertit les soutiens d'Alain Juppé: en cas de défaite du maire de Bordeaux à la primaire à droite, il souhaite récupérer leur soutien.

Nicolas Sarkozy prépare déjà la suite. En cas de défaite d'Alain Juppé à la primaire de droite, l'ancien président de la République avertit les soutiens à son rival: il les invite avec insistance à "respecter la règle de la primaire". Les soutiens en question: François Bayrou, président du Modem, et Jean-Christophe Lagarde, qui dirige l'UDI.

"Je n'aime pas les gens qui participent à une compétition et qui en contestent les règles. Et je dis simplement à monsieur Bayrou et à monsieur Lagarde que si on soutient un candidat à la primaire, on s'engage à respecter la règle de la primaire. Et si jamais ce n'était pas le candidat qu'ils soutenaient qui gagnait, eh bien ils devraient respecter la règle de la primaire. C'est ça, la loyauté", a déclaré Nicolas Sarkozy sur Europe 1.

"Et puis la règle, c'est surtout de ne pas se servir, pour sortir du socialisme, de celui qui nous y a fait entrer", a lancé l'ancien président à l'adresse de François Bayrou. Le président du Modem avait appelé à voter pour François Hollande en mai 2012 et soutient désormais Alain Juppé. Mais en cas de défaite du maire de Bordeaux, il a laissé entendre qu'il pourrait se présenter à la présidentielle.

Lagarde répond... et ironise

Quant au président de l'UDI, il a ironisé après les critiques adressées par Nicolas Sarkozy. "Il est toujours aussi incroyable, il invente des règles au fur et à mesure de sa campagne et des signaux qui lui sont défavorables", a-t-il affirmé. Et de faire valoir: "La règle de soutien au vainqueur, elle concerne les candidats, pas les électeurs de la primaire. Les centristes ont d'ailleurs choisi de ne pas présenter de candidat pour être libres de soutenir celui dont ils partagent le programme" et donc pas automatiquement le vainqueur.

"François Hollande veut cacher son bilan en agitant l'épouvantail Sarkozy, Nicolas Sarkozy veut cacher le sien en agitant l'épouvantail Bayrou. Le seul qui n'a pas besoin d'épouvantail pour rassembler, c'est Alain Juppé", a-t-il ajouté. "Tout cela trahit", à ses yeux, "la pensée de Nicolas Sarkozy: il n'accepte les centristes que soumis ou couchés, sans leurs idées".

A. K.