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NKM accuse En Marche et la droite de saper sa campagne législative

Nathalie Kosciuscko-Morizet s'estime victime de "tirs croisés" d'En Marche et de la droite pour sa campagne aux législatives.

Nathalie Kosciuscko-Morizet s'estime victime de "tirs croisés" d'En Marche et de la droite pour sa campagne aux législatives. - Guillaume Souvant - AFP

A cinq jours du premier tour des législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate dans la deuxième circonscription de Paris, ne semble guère optimiste sur ses chances de gagner. La faute, selon elle, à En Marche mais aussi à la droite.

Quand le filon laisse finalement craindre un fiasco. Candidate aux législatives dans l'ancienne circonscription de François Fillon, la 2e de Paris, réputée imperdable pour la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet ne cache pas ses difficultés depuis plusieurs semaines déjà. Dans un entretien au Parisien paru ce mardi, elle se dit victime d'un "tir croisé entre des dissidents de droite et un candidat En Marche!". 

La cheffe de file de la droite parisienne affronte Gilles Le Gendre pour La République en marche, mais aussi Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement en "congé" des Républicains, et Henri Guaino.

Donnée perdante aux deux tours

Dans un sondage publié dimanche par le JDD, Nathalie Kosciusko-Morizet est donnée largement battue au premier comme au second tour des législatives, les 11 et 18 juin prochains. Elle est créditée de 24% au premier tour face à Gilles Le Gendre, qui recueille 42% d'intentions de vote. Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino sont crédités respectivement de 7% et 3%. Face à Gilles Le Gendre, NKM serait battue à plate couture le 18 juin, avec 32% contre 68% pour le candidat d'En Marche.

D'après elle, ces prévisions de mauvais augure sont le résultat d'un travail de sape conduit à la fois par En Marche et par la droite. Le parti du Président parce qu'il a finalement présenté un candidat face à elle alors qu'elle avait assuré vouloir être "constructive" et avait répondu à la main tendue d'Emmanuel Macron. La droite pour avoir laissé faire les candidats dissidents.

"Ma voix peut s'éteindre"

Dans le quotidien, NKM ne mâche pas ses mots à l'égard de sa famille politique.

"Dans cette élection, il y a des hommes de main - les candidats - et des commanditaires - des hommes politiques pas très courageux qui utilisent les candidats pour arriver à leurs fins", estime-t-elle. 

"Depuis quinze ans, une partie des barons de la droite parisienne dépensent tout leur talent à préserver leurs situations personnelles et s'accommodent très bien des défaites collectives", ajoute la candidate. 

A cinq jours du premier tour, KNM ne semble guère avoir d'espoir et estime qu'elle joue sa "survie politique". "Je sais que dans dix jours ma voix peut s'éteindre", explique-t-elle. Si elle estime aussi qu'au sein de la droite "certains ne vieilliront pas ensemble", Nathalie Kosciusko-Morizet refuse de se prononcer, comme le fait Thierry Solère, pour deux groupes de droite à l'Assemblée. Du moins pour le moment.

Charlie Vandekerkhove