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Législatives: NKM "en grand danger" dans sa "circo en or"

Nathalie Kosciusko-Morizet distribue des tracts aux passants à Paris le 2 juin 2017

Nathalie Kosciusko-Morizet distribue des tracts aux passants à Paris le 2 juin 2017 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT, AFP

La cheffe de file de la droite à Paris est donnée battue aux législatives dans un sondage paru ce dimanche.

Aux législatives de 2012, François Fillon y avait été élu dans un fauteuil. Cinq ans plus tard et un paysage politique chamboulé, la 2e circonscription de Paris semble hors de portée pour NKM.

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD paru ce dimanche, la candidate officielle de LR y serait largement battue, à 32% contre 68% pour son adversaire de "La République en Marche". Elle "est en grand danger", commente Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

Car outre le candidat macroniste, Gilles Le Gendre, NKM doit faire face à deux dissidents LR, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe arrondissement en "congé" de son parti et Henri Guaino, ex-"plume" de Nicolas Sarkozy.

Accusations de parachutage

"C'est une nomade. Elle a déjà usé deux territoires électoraux et essaye de s'en accaparer un troisième", l’attaque Jean-Pierre Lecoq, en rappelant que la députée de l'Essonne, élue municipale du XIVe, avait d'abord été investie dans cet arrondissement. Lui se présente en "régional de l’étape".

"C'est l'argument de ceux qui n'en ont pas", rétorque la polytechnicienne à l'AFP lors d'une tournée de rencontres dans les bars du quartier. Et de rappeler son passé d’élève au prestigieux lycée Louis-le-Grand, dans le Ve arrondissement:

"J'ai plus habité le coin que beaucoup de ceux qui parlent de parachutage".

Il "y a une espèce de conjuration de sectarisme", développe encore NKM, selon qui la "vieille" droite et REM "ont deux objectifs, m'éliminer de l'élection municipale de 2020 et m'éliminer de l'Assemblée Nationale".

"Les partis n'aiment pas les paroles libres"

REM et Benjamin Griveaux (porte-parole du parti) "veulent pouvoir prendre Paris eux-mêmes. A droite, certains barons, qui sont bien dans leur territoire protégé, n'ont jamais voulu prendre Paris. Les partis n'aiment pas les paroles libres. Ils veulent qu'on marche, mais au pas", dit-elle.

Car NKM, battue en 2014, est aussi la cheffe de l'opposition LR à Anne Hidalgo (PS); une position qui pourrait changer à la faveur de la réélection prévue du chef de groupe début juillet, à laquelle l'élu du XVe François-David Cravenne est candidat.

En attendant, l’ex-ministre de l’Ecologie met les bouchées doubles pour ravir cette "circo en or" de la rive gauche parisienne. Un qualificatif qu’elle récuse, d’ailleurs:

"C'est la presse qui a utilisé la formule. Je ne pense jamais que rien ne soit gagné en matière d'élections".
G. de V. avec AFP