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Nicolas Sarkozy bientôt homme d'affaires pour le Qatar?

L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, sort de l'ombre.

L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, sort de l'ombre. - -

Nicolas Sarkozy s'est vu proposer par le Qatar de représenter un fonds d'investissements. Une proposition qui pourrait l'éloigner de la vie politique.

Une semaine après avoir évoqué son retour en politique lors des prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy refait parler de lui au sujet d'une éventuelle arrivée dans le monde des affaires.

Le fonds souverain du Qatar lui aurait fait une proposition plus qu'alléchante. Selon le Financial Times, l’émirat serait prêt à investir 500 millions d’euros dans un fonds d’investissements, qui serait représenté par Nicolas Sarkozy, âgé aujourd'hui de 58 ans.

Or, s’il continue, quoi qu’il en dise, à suivre la politique de près, Nicolas Sarkozy n’a jamais fait mystère de son intérêt pour les affaires et pour la pétromonarchie du Qatar. L'ancien chef de l’Etat pourrait donc se retrouver confronté à un choix cornélien: "faire du fric", selon sa propre expression, ou revenir en politique.

Business ou politique?

Une proposition qui s’inscrit dans la suite logique de ses relations avec le Qatar, comme l'explique Nabil Ennasri, spécialiste du Qatar.

"Dès l'accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir, on a assisté à une volonté du coté français de maximiser les relations avec une pétromonarchie du Golfe. Cela s'est traduit notamment par une présence de plus en plus importante des fonds qataris dans l'immobilier parisien, dans le sport avec le PSG, et dans de gros contrats comme l'achat d'Airbus quelques semaines après l'élection de Nicolas Sarkozy", décrypte cet expert.

La proposition du Qatar pourrait donc éloigner l'ex-numéro 1 de l'UMP de la vie politique française. A moins de considérer que les affaires ne sont pas forcément incompatibles avec l'engagement public.

Dans l'entourage de l'ancien chef de l'Etat, on confirmait à demi-mot lundi soir la proposition qatari, en faisant toutefois savoir que ce n'était pas la seule. Une manière d'orchestrer le suspens en dépit des fuites médiatiques.


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