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Lycéens interpellés à Mantes: Pécresse souligne le "contexte d'extraordinaire tension"

Valérie Pécresse, à Paris le 30 janvier 2018.

Valérie Pécresse, à Paris le 30 janvier 2018. - Eric Piermont - AFP

La présidente LR de la région Île-de-France s'est dite "choquée par la violence qui a déferlé sur les lycées de France depuis une semaine", en réaction à l'interpellation polémique de jeunes à Mantes-la-Jolie jeudi.

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, "choquée" par la flambée de violence autour des lycées, a appelé vendredi à replacer dans ce "contexte d'extraordinaire tension" des images de lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie qui ont suscité de vives réactions à gauche.

Interrogée sur franceinfo pour savoir si elle était choquée par ces images, elle s'est dite "choquée par la violence qui a déferlé sur les lycées de France depuis une semaine".

Appelant à la "tolérance zéro", elle a fustigé la "complaisance d'un certain nombre de responsables politiques avec tous ceux qui aujourd'hui utilisent la violence".

"L'obsession des policiers est de ne pas blesser un lycéen"

"L'obsession des policiers, c'est de ne pas blesser un lycéen", a défendu Valérie Pécresse, souhaitant plutôt "qu'on se félicite aujourd'hui qu'il n'y ait pas eu de blessé" à Mantes-la-Jolie, où "des bonbonnes de gaz ont été découvertes".

Concernant la région francilienne, "je suis inquiète pour aujourd'hui car les mots d'ordre sont clairement de faire des démarrages de feux dans les lycées", a-t-elle ajouté, appelant à ce que "la situation s'apaise".

La présidente de région a indiqué qu'elle mettrait à disposition de la police "toutes les vidéosurveillances de tous les lycées de façon à ce qu'on puisse interpeller et punir tous ceux" qui se livrent à ces violences.

À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes" à Paris, elle a précisé que le recteur de Paris avait demandé la fermeture des lycées parisiens ce samedi "de façon à ce que des violences dans les lycées ne se rajoutent pas à d'éventuels risques sur les manifestations".

Elle a appelé les Français "à ne pas venir à Paris", et le gouvernement à "mettre en place des dispositifs de sécurité totalement fiables et totalement fermes": "contrôle des cars qui arriveront dans Paris" et "fouilles des bagages" aux péages autoroutiers ainsi que dans les gares et le métro.

"Il ne faut pas laisser le pays tomber dans le chaos"

"Il faut que l'ordre revienne (... ) Il ne faut pas laisser le pays tomber dans le chaos", a-t-elle souhaité.

Environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés jeudi, dont 45 bloqués, par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant à plus de 700 interpellations au total.

À Mantes-la-Jolie, environ 150 personnes ont été interpellées devant le lycée Saint-Exupéry près duquel deux voitures avaient été incendiées et des heurts avaient éclaté avec la police. 

La gauche crie au scandale après des images montrant plusieurs dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative.

Avec AFP