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Les cadres des Républicains sèchent le discours de Nicolas Sarkozy au Conseil national

De nombreux ténors du parti de droite ont brillé par leur absence samedi, à la Maison de la Mutualité à Paris, en particulier au moment du discours de Nicolas Sarkozy.

A croire qu'ils s'étaient donné le mot. Le Conseil national des Républicains a lieu deux fois par an. Il se tenait ce samedi à la Maison de la Mutualité à Paris. C'est un rendez-vous important. Les ténors peuvent se retrouver pour décider de l'avenir du parti. Au moment où leur chef de file, Nicolas Sarkozy, s'est dirigé à la tribune pour prononcer son discours, plusieurs personnalités avaient déjà quitté les bancs. La date était pourtant connue depuis plus de quatre mois. Salhia Brakhlia de BFMTV est allée à leur rencontre pour connaître les raisons de leur désertion. 

Nicolas Sarkozy agacé

Il y a d'abord Bruno Le Maire qui est arrivé en retard. Le candidat à la primaire est entré dans la salle alors que les débats avaient déjà commencé. Il a pris soin de saluer les cadres du parti installés au premier rang sous les yeux d'un Nicolas Sarkozy agacé sur la scène. On retrouve le député normand à la sortie. Il explique son départ précipité en raison du Salon Made in France. Quand on lui demande pourquoi, il n'y est pas allé plutôt ce dimanche, il répond un peu gêné: "j'ai une femme, j'ai quatre enfants et j'essaie de garder un peu de temps pour eux".

Deux piliers du parti ne se sont tout simplement pas présentés. François Fillon est à la Réunion. Alain Juppé a indiqué sur son compte twitter qu'en raison de la panne informatique à Orly, il n'avait pas pu rejoindre le Conseil national.

"Je l'écoute depuis longtemps et je sais ce qu'il va dire"

Le sénateur de l'Essonne Serge Dassault a lui aussi séché le discours du patron des Républicains. "Je l'écoute depuis longtemps et je sais ce qu'il va dire", explique-t-il sûr de lui. Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée du parti, n'a tout simplement pas fourni d'explications. Visiblement son départ pour le Liban ne pouvait pas attendre.

Pas sûr que cette série de désertions ait été du goût de Nicolas Sarkozy. "L'unité, c'est un bon mot, c'est plus difficile à réussir parce que ça demande un effort sur le long terme", a déclaré à la tribune le président des Républicains.

Elise Maillard avec Salhia Brakhlia et Francis Simoes (vidéo)