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Jacqueline Sauvage: "Après tant de violences, on n'est jamais vraiment en liberté", juge Rachida Dati

Eurodéputée, maire du 7e arrondissement de Paris, et ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati (Les Républicains) était l'invitée de Thierry Arnaud, ce lundi matin. L'occasion d'évoquer l'affaire Jacqueline Sauvage, mais aussi de tacler Christiane Taubira et la sortie de son livre.

Au lendemain de la remise gracieuse de peine accordée par François Hollande à Jacqueline Sauvage, elle se montre très prudente. L'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, s'est exprimée ce lundi matin au micro de Thierry Arnaud sur BFMTV.

"Je suis ravie que Jacqueline Sauvage puisse potentiellement bénéficier d'une liberté conditionnelle", a tout d'abord réagi l'actuelle eurodéputée Les Républicains.

Car, rappelle-t-elle, tout n'est pas encore fait. "On est à mi-chemin, la balle est maintenant dans le camp des magistrats", a-t-elle expliqué. Jacqueline Sauvage peut en effet, comme l'a indiqué l'Elysée dimanche soir, faire une demande de libération conditionnelle "immédiatement".

Jacqueline Sauvage: "On est jamais vraiment en liberté"

"On ne commente pas une décision de justice, et dans ce dossier, il faut faire très attention", a rappelé celle qui est également maire du 7e arrondissement de Paris. "Le sujet de société, des violences conjugales, mérite que l'on s'y attarde. C'est un fléaux, et une politique pénale doit être prioritaire." A ce titre, Rachida Dati propose de "cesser les mains courantes" pour les cas de violences conjugales. Selon elle, "ça ne sert à rien".

Quant à Jacqueline Sauvage, l'ancienne garde des Sceaux avertit: "Après avoir subi tant de violences conjugales, on est jamais vraiment en liberté."

Livre de Taubira: "Il n'y avait plus de ministre de la Justice"

Rachida Dati a également eu l'occasion de s'exprimer sur le livre surprise de Christiane Taubira, dévoilé ce lundi matin.

"C'est la preuve qu'il n'y avait plus de ministre de la Justice au gouvernement", a-t-elle critiqué, se demandant dans le sous-texte comment l'ex-garde des Sceaux avait pu trouver le temps d'écrire son essai contre la déchéance de nationalité.

Déchéance de nationalité: "Cynique et hypocrite"

Sur la fameuse déchéance de nationalité, Rachida Dati ne se montre également pas tendre: "Je suis contre le fait que la déchéance de nationalité soit inscrite dans la Constitution", a-t-elle répété. Précisant ensuite que c'est "cynique et hypocrite", selon elle.

"La déchéance sera soumise à l'application du juge, à titre de peine complémentaire. Inefficace", a-t-encore jugé.

Jé. M.