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Fillon prédit 11% de chômage ou plus "fin 2013"

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Rien ne trouve grâce aux yeux de François Fillon dans le budget "de récession" présenté par le gouvernement Ayrault.

Fustigeant le budget 2013 adopté par le gouvernement, l'ancien premier ministre François Fillon a prédit samedi à Rennes un taux de chômage supérieur à 11% "fin 2013". "Ce n'est pas seulement un mauvais budget, mais un budget de récession, qui va conduire à dépasser les 11% de chômage fin 2013", a déclaré M. Fillon, qui brigue la présidence de l'UMP, lors d'une réunion publique devant plusieurs centaines de personnes.

Fillon moque l'impopularité de Hollande et Montebourg

Selon les chiffres de l'INSEE publiés début septembre, le taux de chômage -au sens du Bureau International du Travail (BIT)- s'élevait au deuxième trimestre 2012 à 9,7% de la population active en France métropolitaine et à 10,2% en incluant les DOM.

Après avoir estimé que les 10 milliards de réduction des dépenses publiques inscrits au budget 2013 étaient "des économies Sarkozy, enfin Sarkozy-Fillon", il a affirmé que la non déduction des intérêts d'emprunt pour les entreprises "est peut-être la mesure la plus nocive de ce budget".

François Fillon s'est également étonné de la baisse de popularité du chef de l'Etat et du gouvernement. "Cent vingt jours après leur élection, voilà un ministre qui ne peut même pas aller visiter le salon de l'auto", a-t-il relevé à propos de l'absence au Mondial de l'automobile du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. "Si seulement ça pouvait les conduire à un peu plus de modestie!", a-t-il commenté.

"La France est un pays violent"

"Ce qui me hante, face à un pouvoir socialiste qui se délite de façon inattendue, si on n'a pas, en face, une UMP en ordre de bataille dans un délai très rapide, il y a un grand risque de voir les partis extrémistes engranger un grand nombre de voix aux prochaines municipales", a-t-il dit.

Or "la France", a-t-il ajouté, "est un pays violent, capable de soubresauts qui peuvent être d'une grande violence" et le "risque de voir le pays partir en vrille est un risque majeur".

Fixée au 18 novembre, l'élection à la présidence de l'UMP se dispute entre François Fillon et Jean-François Copé, actuel secrétaire général du parti.

D.N. avec AFP