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Éric Ciotti accuse Bercy d'être derrière l'affaire Penelope Fillon

Eric Ciotti le 1er février 2017 à l'Assemblée nationale

Eric Ciotti le 1er février 2017 à l'Assemblée nationale - Patrick Kovarik-AFP

Pour Éric Ciotti, les accusations d'emplois fictifs à l'encontre de l'épouse de François Fillon profitent à Emmanuel Macron. Et selon le député des Alpes-Maritimes, Bercy pourrait tirer les ficelles de cette affaire.

Éric Ciotti riposte. Il a dénoncé un "acharnement" à l'encontre de François Fillon, le candidat des Républicains pour l'élection présidentielle, dans la tourmente à la suite des accusations du Canard enchaîné selon lesquelles son épouse Penelope Fillon aurait bénéficié d'emplois fictifs à l'Assemblée nationale et à La Revue des deux mondes. Interrogé ce jeudi matin sur France Info, le député des Alpes-Maritimes a également accusé le pouvoir et plus précisément le ministère de l'Économie de tirer les ficelles de cette affaire.

"Les éléments qui sortent, les contrats, les chiffres qu'ils soient dans le domaine privé ou celui de l'Assemblée nationale ou du Sénat, il n'y a qu'un lieu où tous ces éléments sont recensés de façon exhaustive, c'est à Bercy. Il y a les déclarations de revenus de façon exhaustive sur toutes les années (...) Ça veut dire que le pouvoir en place a la capacité de disposer de ces éléments. On voit bien que c'est une possibilité."

Il a même visé l'un des rivaux de François Fillon dans la course à l'Élysée. Selon lui, Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Économie, "n'est pas éloigné du pouvoir" grâce à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Élysée. "Au contraire, il bénéficie, au sein de l'appareil d'État, d'un soutien très important. Nul n'ignore que monsieur Jouyet a été un acteur majeur dans la montée en puissance de monsieur Macron", a déclaré le député des Alpes-Maritimes.

"À qui profite le crime? C'est manifestement au pouvoir (…) Incontestablement, monsieur Macron profite de cette situation, ça se traduit d'ailleurs dans les sondages, on le voit bien", a-t-il encore lancé. 

Céline Hussonnois-Alaya