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Affaire Fillon: Macron appelle au "calme" et constate "une forte demande de transparence"

Le candidat de "En marche!" refuse de "céder à l'hallali" contre François Fillon, mais souligne "la forte demande de transparence" en France. Et en profite pour rappeler qu'il n'a, de son côté, rien à se reprocher.

Emmanuel Macron réagit prudemment à l'affaire Fillon. Sur TF1 mercredi soir, le candidat de "En marche!" constate "un état de sidération dans la classe politique et dans le pays". "Face à cette situation, il faut beaucoup de calme (...) Il y a une forte demande de transparence dans le pays", assure-t-il.

Mais Emmanuel Macron refuse de "céder à l'hallali" contre le candidat Fillon. "Il faut que la présomption d'innocence soit respectée mais avec la même exigence pour tous".

"J'ai consommé 80% des crédits alloués, je l'assume"

L'occasion pour le candidat de rappeler que pour sa part, il n'a rien à se reprocher. A propos du livre qui l'accuse d'avoir utilisé 80% de son enveloppe ministérielle, il répond: "j'ai consommé 80% des crédits alloués, je l'assume totalement. J'ai été un ministre actif, j'ai beaucoup voyagé (...) Mais je n'ai pas utilisé cet argent pour le mouvement 'En Marche' et j'y ai été très vigilant."

Et de poursuivre en attaquant ses rivaux:

"Moi, je n'ai jamais eu un collaborateur dans mon cabinet qui s'occupait de ma circonscription, parce que je n'en avais pas. Le jour où j'ai été candidat, j'ai démissionné de la fonction publique. Et je suis aujourd'hui le seul candidat qui n'est pas payé par le contribuable pour faire autre chose". 

A. K.