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EDITO - Sarkozy ne pense qu’à ça: la prochaine présidentielle!

Anna Cabana

Anna Cabana - -

Pour la première fois depuis 2007, Nicolas Sarkozy se rend lundi à l'UMP pour un bureau politique extraordinaire afin d'y délivrer "un message de soutien", après l'invalidation jeudi dernier de ses comptes de campagne, qui enfonce le parti dans le rouge.

Lundi après-midi, à 17 heures, Nicolas Sarkozy participera à un "bureau politique extraordinaire" au siège de l’UMP, mais c’est un vrai faux retour, pas un grand retour.

Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas qu’on parle de "grand retour". "Grand retour", ça voudrait dire qu’il revient pour de bon, or il considère que ce n’est pas le moment. Cela fait à peine quatorze mois qu’il a été battu par François Hollande, il ne s’est pas encore assez fait désirer. Et puis, surtout, revenir maintenant, cela voudrait dire revenir sur une note négative, puisque ce serait revenir à cause de la décision du conseil constitutionnel de rejeter ses comptes de campagne. Il préfère attendre un meilleur moment.

Pourquoi revenir devant le bureau politique de l'UMP?

Mais alors pourquoi vient-il devant le bureau politique de l’UMP, ce lundi après-midi? Parce qu’il veut montrer qu’il n’abandonne pas le parti, qui a fait campagne pour lui. Il estime qu’il est de son devoir de rassurer les troupes d’élus - 800 personnes sont attendues. Et puis cela lui plaît, de reprendre, le temps d’un discours, sa place parmi les siens, sa place de chef. Bref, il va faire un petit tour et puis s’en va, juste histoire de les voir tous - les Fillon, Copé et autres… - obligés de faire corps autour de lui. Car aucun ne prendra le risque d’être absent

2017 dans le viseur

Et la présidentielle, y pense-t-il encore? Pas seulement en se rasant, comme il dirait… C’est bien simple: il ne pense qu’à ça! Si on voulait une preuve irréfutable du fait qu’il a la ferme intention de refaire de la politique, eh bien maintenant on l’a!

Jeudi, quand le conseil constitutionnel a rejeté ses comptes de campagne, il s’est retenu de courir sur un plateau du 20 heures pour régler son compte au monde entier, à Jean-Louis Debré, à François Fillon, etc. Mais cela le démangeait vraiment. Il était à moins une de céder à la tentation, tellement le sentiment de l’injustice le tenaillait. Ce qui l’a retenu, c’est qu’il a considéré que ce n’était pas le bon moment pour faire un retour réussi. Ce qui l’a retenu, c’est donc la force de son ambition politique. L’ambition politique a été plus puissante que le sentiment d’injustice, c’est dire si l’ambition est forte…

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Anna Cabana