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Bruno Le Maire: "l'offre à droite ne se résume pas à Nicolas Sarkozy"

Le député des Républicains ne veut pas d'un "président par défaut" en 2017, et se présente comme "le renouveau".

Bruno Le Maire le dit: il représente "le renouveau à droite". "En 2017, je ne veux pas d'élection ratée. Je ne veux pas de François Hollande, il n'est pas en mesure d'apporter aux Français ce qu'ils attendent. Mais à droite, l'offre ne se résume plus non plus à Nicolas Sarkozy", affirme-t-il sur BFMTV et RMC. "Je ne veux pas d'un président par défaut", ajoute le député des Républicains, qui n'est pas encore déclaré candidat à la primaire.

Pas encore candidat, Bruno Le Maire a pourtant déjà son idée sur l'organisation de la primaire: pour lui, elle doit s'ouvrir au centre. "Je dis la même chose qu'Alain Juppé", dit-il. "Je souhaite que les primaires soient les plus ouvertes possibles. Lorsqu'on a un FN aussi haut, on n'a pas le droit de se diviser, ni de fermer les primaires. Elles doivent être un grand moment d'échanges, pas un affrontement de personnes".

Au sein de son parti, le député de l'Eure constate que l'ambiance n'est pas au beau fixe. Lors du congrès de l'UMP donnant naissance au nouveau nom du parti, Les Républicains, Alain Juppé et François Fillon ont été sifflés: "je le regrette", dit Bruno Le Maire. "Nous créons une nouvelle famille politique, et on siffle? A quoi cela sert, qu'est-ce que cela fait avancer? On peut ne pas être d'accord, mais cela fait la richesse de notre famille politique". Et de plaider pour "moins de sifflets, plus de respect".

A. K.