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Les désaccords se multiplient entre Anne Hidalgo et son premier adjoint

Anne Hidalgo et Bruno Julliard, le 12 avril 2013 à Paris.

Anne Hidalgo et Bruno Julliard, le 12 avril 2013 à Paris. - Eric Feferberg - AFP

Plusieurs élus et conseillers de la mairie de Paris font état d'un net refroidissement des relations entre Anne Hidalgo et Bruno Julliard.

Alors que les relations entre la maire de Paris Anne Hidalgo et son premier adjoint Bruno Julliard avaient toujours semblé au beau fixe, le temps semble orageux à l'Hôtel de Ville ces derniers temps.

Les pommes de discorde sont variées: la commande d'un rapport à l'Ifop sur la propreté, l'emplacement de l'encombrante sculpture de Jeff Koons, la sépulture de l'écrivain Michel Déon, un manque de communication…

"Au moment de la polémique sur le rapport de 14 pages commandé à l’Ifop sur la propreté, Bruno a eu le malheur d’exprimer ses réserves sur le sujet et de dire que ce rapport, c’était une erreur. Elle ne l'a pas supporté", commente un proche de Bruno Julliard dans Le Parisien, qui a recueilli les témoignages de plusieurs élus et conseillers à la mairie de Paris.

"Mais ce que Bruno Julliard lui a dit à haute voix, des maires d’arrondissement socialistes le pensaient aussi. Il était un des derniers à pouvoir encore lui dire ouvertement certaines choses. Maintenant, c’est fini", critiquent d'autres, vertement mais sous couvert d'anonymat.

"Ils ne sont pas d'accord sur la ligne politique"

C'est en effet l'orientation politique même qui semble poser souci. "Ils ne sont pas d'accord sur la ligne politique", relève un élu dans les colonnes du quotidien.

"Alors qu'Anne Hidalgo semble vouloir élargir son assise en se tournant vers la société civile un peu à la manière d'En Marche, d’autres comme Bruno veulent garder l’ancrage à gauche et ménager les alliances avec les partenaires écologistes et communistes".

Pour d'autres, c'est "l'image très dégradée" de la maire de Paris qui dissuade Bruno Julliard comme les autres de "vouloir couler avec elle". Des "tensions normales" dans une telle situation, nuance toutefois une conseillère.

"Des bruits de couloirs"

Du côté des concernés, "ce sont des bruits de couloirs". "C'est le dernier coup d'une campagne qui participe à mettre le bazar là où il n'y en a pas", assure l'entourage d'Anne Hidalgo.

"Nous n'avons pas toujours le même avis", reconnaît le premier adjoint, qui assure toutefois que "c'est un fonctionnement normal". "Nous avons eu deux points de désaccords sur des sujets faisant partie de ma délégation. Je me suis exprimé librement. Elle a tranché. J'ai accepté sa décision. Nous avons une relation d’une grande proximité", assure-t-il au Parisien.

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Anne Hidalgo

L.A.