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La mairie de Paris refuse le Champ-de-Mars à Macron pour sa soirée électorale

Le Champ-de-Mars, à Paris.

Le Champ-de-Mars, à Paris. - JOEL SAGET / AFP

Les recherches du candidat pour trouver un lieu pour sa soirée électorale prennent des allures de casse-tête. Emmanuel Macron ne pourra pas rassembler ses partisans sur le Champ-de-Mars, annonce la mairie de Paris, en raison de repérages prévus sur l'esplanade en vue des Jeux olympiques de 2024.

La mairie de Paris n'a pas donné à Emmanuel Macron l'autorisation de tenir au Champ-de-Mars sa soirée électorale de second tour de la présidentielle dimanche, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Si la préfecture de police de Paris avait rendu un avis favorable sur la sécurité du lieu, la municipalité n'a pas donné son accord, "puisque le Champ-de-Mars doit être visité le week-end suivant par les membres de la commission d'évaluation du CIO", en repérage dans le cadre de la candidature de Paris pour les Jeux olympiques de 2024, a expliqué Bruno Julliard, premier adjoint au maire.

"Comme le Champ-de-Mars doit accueillir plusieurs épreuves, on ne peut pas prendre le risque que les pelouses soient détériorées, or on sait très bien qu'elles le sont systématiquement pour ce type d'événement", a ajouté cette même source.

"En revanche, dès le début on a indiqué à l'équipe d'Emmanuel Macron que l'on accepterait n'importe quel rassemblement dans n'importe quel autre espace public parisien, toutes les autres places parisiennes sont disponibles", a précisé Bruno Julliard.

Des places connotées à droite, d'autres à gauche

De sources concordantes, la place de la Concorde aurait été écartée car connotée de droite (Nicolas Sarkozy en 2007 y a fêté sa victoire, Jacques Chirac en 1995), et celles de la Bastille et de la République car connotées de gauche. L'idée d'un rassemblement place de la Bataille-de-Stalingrad a également été laissée de côté.

"Anne Hidalgo a dit qu'il fallait absolument trouver une solution pour qu'ils aient un endroit pour pouvoir faire la fête à Paris, rassembler tout le monde", a encore assuré Bruno Julliard en niant toute volonté de la maire de Paris, dont l'inimitié pour Emmanuel Macron est notoire, d'entraver le bon déroulement de cette soirée.

L'équipe d'Emmanuel Macron s'était étonnée cette semaine de ne pouvoir se joindre directement lundi à un hommage à Brahim Bouarram, un jeune Marocain tué dans la Seine par des militants proches de l'extrême droite en 1995, ou de se voir refuser une visite dans un centre de planification familiale. "Je ne sais pas d'où viennent ces suspicions que l'on veuille mettre des bâtons dans les roues, mais c'est totalement injustifié", a balayé Bruno Julliard.

C.V. avec AFP