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L'avertissement de Gérald Darmanin après les violences urbaines: "La police gagnera toujours"

En déplacement dans le Pas-de-Calais ce dimanche, le ministre de l'Intérieur estime que les violences urbaines dans l'agglomération lyonnaise sont liées au démantèlement récent de trafics de drogue.

Après La Duchère et Rillieux-la-Pape, une troisième soirée de violences urbaines a éclaté samedi à Bron, en périphérie de Lyon, peu avant l'entrée en vigueur du couvre-feu. Mobilier urbain abîmé, véhicules incendiés et fourgon de police dégradé... les forces de l'ordre sont rapidement intervenues et ont procédé à 21 interpellations dont 5 dans la commune. En déplacement ce dimanche à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, le ministre de l'Intérieur a salué "la grande mobilisation des policiers" qui ont "travaillé toute la nuit".

Rappelant que 200 CRS avaient été envoyés en renfort samedi dans l'agglomération lyonnaise, Gérald Darmanin a tenté d'expliquer le déclenchement de ces violences urbaines par les actions menées par la police contre les trafics de drogue.

"S'il y a des violences urbaines, des voitures brûlées, des policiers qui sont pris à partie et des élus qui sont menacés, c'est parce qu'avec les polices municipales, la police nationale intervient et démantèle chaque jour des points de deal", a déclaré face à la presse le ministre qui souligne que "de très gros trafics ont été arrêtés il y a quelques semaines dans la banlieue lyonnaise".

"Plus il y aura harcèlement de ces points de deal, plus il y aura manifestement réaction des dealers mais à la fin ce sera toujours la police qui va gagner", a assuré Gérald Darmanin.

"Le temps du laxisme est terminé", assure le maire de Bron

Régulièrement visé par de sérieuses menaces depuis plusieurs mois, le maire LR de Bron a pointé du doigt ce dimanche sur Facebook "une extrême minorité d'individus qui n'ont pas compris que le temps du laxisme est terminé" dans sa commune.

En octobre dernier, après avoir été la cible de menaces de mort, Jérémie Bréaud avait estimé que "tout laissait à penser" que ces menaces étaient liées à "une grosse opération qui avait permis d'interpeller un certain nombre d'individus et saisir une certaine quantité de stupéfiants".

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV