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"Je préfère qu'elle y retourne": Edouard Philippe interrogé sur le retour de ses enfants à l'école

Une grande majorité des écoles rouvriront à partir de 12 mai, mais les craintes des parents sur la reprise des cours ne se sont pas dissipées. Edouard Philippe a assuré que tout "se passerait bien et qu’il y a un intérêt à reprendre le chemin de l’école".

Dès le 12 mai, "80% à 85%" des 50.500 écoles de France seront ouvertes, a affirmé ce jeudi Jean-Michel Blanquer après la présentation du plan de déconfinement par Edouard Philippe. Ainsi, "un million d'écoliers seront accueillis par environ 130.000 professeurs" dès la semaine prochaine. Mais les craintes des parents à ce sujet ne se sont pas dissipées. 

"Je préfèrerais qu’elle y aille"

Le Premier ministre, en charge de la présentation de ce plan de déconfinement, a lui-même été interrogé sur ses intentions concernant le renvoi à l’école de ses propres enfants. "Je n’ai pas l’habitude de parler de mes enfants en public", a-t-il d’abord commenté avant d’expliquer:

"L’un est élève en Troisième, l’autre en Première, nous ne sommes donc pas, à ce stade, concernés par la reprise des cours. Idem pour la petite dernière qui est en CM1 et qui n’est donc pas dans les niveaux prioritaires. J’ai cependant indiqué qu’elle pourrait reprendre l’école, je préfèrerais qu’elle puisse y aller. Après un contact, qui a organisé par un professeur de sa classe, nous avons indiqué que s'il y avait des publics plus prioritaires, évidemment elle laisserait sa place. Si elle peut y aller, je préfèrerais qu'elle y aille", a affirmé Edouard Philippe. 

Outre Atlantique, son homologue Justin Trudeau avait pour sa part avoué ne pas savoir s’il renverrait ses enfants à l’école si ces derniers étaient scolarisés à Québec, province canadienne la plus touchée par le coronavirus.

"Il ne s'agit pas de forcer les Français"

Si Edouard Philippe a assuré comprendre les inquiétudes persistantes, il a souligné que "le travail fait par l'Education nationale et par les maires permettra de montrer que les mesures proposées sont mises en oeuvre et que la scolarité peut reprendre progressivement. On va voir que ça se passe bien et qu’il y a un intérêt à reprendre le chemin de l’école".

Et d’ajouter: "Il ne s’agit pas de forcer les Français mais de les convaincre. Je crois au bon sens des Français et je pense qu’ils sont convaincus de l’intérêt de leurs enfants à aller à l’école."

Les collèges en revanche resteront fermés dans les départements classés en "rouge", a-t-il confirmé. Dans les départements classés en "vert", un retour en classe pour les élèves de 6e et 5e est envisagé à compter du 18 mai.

Ambre Lepoivre