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Jadot veut que chacun "s'empare du débat" et fustige "les plus irréductibles" parmi les gilets jaunes

Le député européen écologiste Yannick Jadot était l'invité de notre journaliste Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin. Il a livré quelques pistes pour sortir de la crise des gilets jaunes.

Yannick Jadot, député européen et tête de liste des écologistes aux européennes était sur notre plateau, face à Jean-Jacques Bourdin, ce lundi matin. S'il a salué dans les deux réunions d'Emmanuel Macron avec les maires un "bel exercice" en guise de séance de "rattrapage" après que le chef d'Etat a séché le congrès de ces élus en novembre, il a ironisé: "Il est en campagne, c’est le Grand oral de Sciences Po ou de l’ENA."

"Chacun doit s'emparer du débat"

Il a cependant jugé que les Français devaient "se réconcilier" et s'emparer du débat national. Il a ajouté: "Il faudrait que ce ne soit pas seulement les gilets jaunes contre Macron ou Macron contre les gilets jaunes".

"Mais il faut renouer le dialogue car on doit trouver des solutions. (...) Il va falloir créer les conditions d’un débat transparent pour que notre magnifique pays s’en sorte par le haut. Il y a des réponses sur la mobilité, le logement, l’alimentation. Les gilets jaunes font ce qu’ils veulent mais je dis que chacun doit essayer de s’emparer de ce débat", a déclaré l'homme politique. 

"Macron, je n'ai pas de haine de cet homme-là" 

Yannick Jadot a alors évoqué plusieurs pistes de sortie de crise, reprenant notamment l'idée du patron de la CFDT, Laurent Berger, qui il y a quelques jours espérait un "Grenelle du pouvoir de vivre". Il a convenu qu'elle ne suffirait sans doute pas à tous les gilets jaunes mais, a-t-il dit, "les plus irréductibles ne seront satisfaits de rien à part pour certains d'entre eux de renverser la République ou la disparition d’Emmanuel Macron pour d'autres". 

Accusant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen de porter "un appel permanent à l'insurrection", il a lancé: "Je suis critique de la politique menée par Emmanuel Macron mais je n’ai pas de haine contre cet homme-là. Le système libéral est complètement à bout de souffle et l’enjeu, ce serait d’abattre un homme, Emmanuel Macron? Je ne crois pas à ça, je veux de l'intelligence collective". 
Robin Verner