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Éolien: Jadot tance Philippe, "lobbyiste en chef d'Areva"

Yannick Jadot estime que les liens d'Édouard Philippe avec le géant du nucléaire Areva nuisent au développement d'une politique de soutien aux énergies renouvelables.

Le passé des membres du gouvernement préoccupe décidément les écologistes. Alors que la nouvelle secrétaire d'Etat à la Transition écologique est pointée du doigt pour son passé de lobbyiste au sein du groupe Danone, Yannick Jadot s'en prend, ce vendredi sur notre antenne, au Premier ministre Édouard Philippe, passé par le géant nucléaire Areva avant que sa carrière politique ne s'envole.

"Lobbyiste en chef"

La tête de liste d'Europe écologie les verts aux prochaines élections européennes impute en partie au chef du gouvernement la faiblesse des énergies renouvelables en France, dont la proximité avec la filière nucléaire compromettrait son impartialité.

"On a des ingénieurs de qualité, on a les meilleurs mathématiciens. Pourquoi on ne développe pas l’éolien? Parce qu’il y a le nucléaire, parce que monsieur Édouard Philippe a été le lobbyiste en chef d’Areva, qui a changé de nom pour essayer de faire oublier les milliards d’euros d’argent public envolé", tance Yanncik Jadot.

L'influence néfaste des lobbys dans les "cercles du pouvoir" avait déjà été pointé du doigt par Nicolas Hulot lors de sa démission du gouvernement.

La PPE en ligne de mire

Alors que le gouvernement doit présenter sous peu la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui déterminera la part du nucléaire dans le mix énergétique français et conduira à la fermeture - ou non - de certaines centrales, le parcours d'Édouard Philippe chez Areva - désormais Orano - pourrait l'amener à prendre des décisions contraire à l'intérêt général, selon l'écologiste.

"En dix ans, le prix de l'EPR multiplié par trois, le prix de l’éolien divisé par deux, le prix du photovoltaïque divisé par six", insiste-t-il.

Cette volée de bois vert s'achève sur une référence à l'affaire UraMin, durant laquelle Édouard Philippe était en poste au côté d'Anne Lauvergeon. "Aujourd’hui, il n’y a pas eu de résultat sur les enquêtes", s'étonne Yannick Jadot, qui rappelle que ce scandale avait coûté deux milliards d'euros aux contribuables.

Louis Nadau