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Harcèlement scolaire: pour Jean-Michel Blanquer, le suicide de Dinah, 14 ans, "doit nous alerter"

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer  à Paris, le 26 août 2021

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer à Paris, le 26 août 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Après le suicide de Dinah, une adolescente de 14 ans harcelée à l'école, le ministre de l'Education nationale est revenu ce lundi matin sur les violences en milieu scolaire, tout en appelant "garder beaucoup de sang-froid".

Fermeté et sang-froid. "Le laxisme ne fait pas partie de mon registre", a assuré Jean-Michel Blanquer ce lundi matin sur Europe 1, appelant à "ne pas s'emballer".

Après le suicide début octobre de Dinah, une adolescente de 14 ans victime de harcèlement dans son établissement scolaire, le ministre de l'Education nationale, est revenu sur les violences en milieu scolaire. Cette affaire "doit nous alerter", insiste-t-il.

"Chaque cas est particulier et s'agissant de la réaction il faut évidemment être d'une grande sévérité", a pointé le ministre, appelant à former "toute la société". Soit sensibiliser les parents, les professeurs et les enfants.

Il a rappelé les effets de son plan anti-violence élaboré en 2019, le plan pHARe. "Beaucoup d'établissements ont progressé dans la lutte contre le harcèlement, mais nous avons encore des difficultés concernant le cyberharcèlement", a reconnu le ministre, expliquant avoir récemment convoqué les plateformes. Objectifs: empêcher leur usage avant 13 ans, retirer les contenus haineux... "Ce n'est pas une fatalité", a-t-il affirmé.

"Il faut garder beaucoup de sang-froid"

"Il y a moins d’autocensure. Si les professeurs savent que s’ils signalent [des faits de violence], il y a un suivi", a-t-il affirmé. Le ministre rejette tout "cliché sur l’éducation nationale, notamment le fameux 'pas de vague' qui serait notre doctrine."

A ce sujet, il reprend l'exemple de l'adolescent qui a bousculé sa professeure en Seine-et-Marne début octobre et a écopé de cinq mois de prison avec sursis, estimant que "ce n'est pas rien" pour un mineur.

"Il faut garder beaucoup de sang-froid", a insisté Jean-Michel Blanquer, rejettant toute critique de laxisme. "De la prison ferme pour des élèves qui se sont battus ça me paraît excessif", a-t-il défendu. "Avoir des suites pénales pour des faits qui se passent en milieu scolaire, c’est déjà quelque chose d’assez nouveau", a-t-il en revanche souligné.

N.J