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Hamon défend le coût de sa campagne présidentielle et sa "transparence"

Benoît Hamon, ancien candidat à la présidentielle pour le Parti socialiste.

Benoît Hamon, ancien candidat à la présidentielle pour le Parti socialiste. - Martin BUREAU / AFP

Alors que des personnalités socialistes ont critiqué le montant des dépenses impliquées par la campagne présidentielle de Benoît Hamon, Benoît Hamon leur a séchement répondu depuis Dunkerque où il assiste aux journées d'été d'Europe-Ecologie-Les Verts.

Benoît Hamon a défendu jeudi le financement de sa campagne présidentielle, la qualifiant de "vertueuse, propre et honnête", en réponse à des mises en causes de membres du PS. Depuis Dunkerque, où se déroulent les journées d'été d'Europe-Ecologie-Les Verts, l'ex-candidat PS a vanté la transparence de ses comptes de campagne.

"Ma campagne a été vertueuse, propre, honnête, elle est totalement transparente, y compris le financement de mon nouveau mouvement (le Mouvement du 1er juillet, ndlr), dont j'ai rendu immédiatement public le montant"

Dans un article paru jeudi dans Le Parisien, des membres du PS s'interrogent sur les quelque 15 millions d'euros dépensés par Benoît Hamon, éliminé au premier tour de la présidentielle avec 6,36% des voix.

"Vu le faible nombre de meetings, et le peu de matériel de propagande utilisé, cette campagne a dû coûter au maximum 10 millions, pas 15", estime notamment Julien Dray, un proche de François Hollande.

Le même Julien Dray avait déjà critiqué les sommes engagées, il y a quinze jours. "Il y a beaucoup de socialistes avec lesquels je travaille. Il y en a d'autres qui n'ont pas fait une réunion politique dans ma campagne, n'ont pas fait un meeting dans ma campagne (...) et qui maintenant se posent en père-la-vertu", a rétorqué Benoît Hamon, pointant "les amis de François Hollande (...) qui apparemment sont à l'origine de tout ça". "Je crois qu'au fond ce qui m'est reproché, c'est d'avoir mis 10.000 personnes le 1er juillet à Vincennes", lors du lancement de son mouvement, a-t-il poursuivi.

"Me reprochent-ils leurs propres turpitudes?" 

Il a encore ironisé: "Je mets au défi ceux qui me le reprochent de faire aussi bien. Je serais ravi que le Parti socialiste, autour de Julien Dray et Stéphane Le Foll et peut-être François Hollande pour un grand retour, réunissent 10.000 personnes en plein air, même la pluie serait au rendez-vous". L'ancien ministre de François Hollande a également mis en cause l'organisation "tardive" de la primaire par le PS.

"On a été obligé de réserver des salles, d'organiser la campagne tardivement. On avait nous budgété 14,5 millions à 15 millions de dépenses parce que nous voulions être au second tour. Je n'avais pas anticipé, je le reconnais, que la moitié du gouvernement et des dirigeants socialistes organiseraient la campagne de Monsieur Macron. C'est peut-être aussi en partie responsable du score que nous avons fait", a-t-il fustigé. "C'est comme ça, je suis passé à autre chose. Mais peut-être eux, qui ont parfois nagé en eaux troubles, me reprochent-ils leurs propres turpitudes", a-t-il conclu.

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Benoît Hamon

R.V. avec AFP