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Grève: Blanquer s'attaque à son tour à Hidalgo sur le service minimum

Le ministre de l'Éducation nationale accuse sur BFMTV la maire de Paris d'adopter une posture politique quant à l'accueil des élèves pendant la grève contre la réforme des retraites.

Les jours passent et le ton entre le gouvernement et Anne Hidalgo continue de monter. Après une première passe d'armes initiée mercredi par Jean-Michel Blanquer sur BFMTV, qui tançait déjà la maire de Paris en estimant qu'il n'était "pas normal" que la moitié des écoles soient fermées le lendemain, le ministre de la rue de Grenelle a décoché un nouvel uppercut ce vendredi.

"La loi prévoit ça depuis 2008. Cette loi fait que l'on assure, nous Éducation nationale, ce service minimum d'accueil avec nos personnels quand la grève est inférieure à 25% dans une école, et au-delà de 25% c'est avec la mairie", a d'abord évoqué Blanquer, estimant ensuite avoir répondu avec "modération et équilibre à une question de ce type qui (lui) était posée mercredi" sur la grève des enseignants parisiens.

Posture politique

"J'ai vu que ça avait peut-être un peu agacé la maire de Paris, j'en suis très marri mais, c'est la réalité, je suis obligé d'être pragmatique, je constate que madame Hidalgo fait mieux le service minimum quand il y a des grèves sous des gouvernements qu'elle aime bien que quand c'est sous ce gouvernement."

Ainsi, il "semble" à Jean-Michel Blanquer que l'édile adopte un comportement politique. Jeudi, cette dernière avait dénoncé des propos "inélégants" et son premier adjoint Emmanuel Grégoire avait adopté le même vocable, fustigeant une "tentative de détournement des responsabilités du gouvernement, pour le moins inélégante".

Les "cars Macron", autre sujet d'affrontement

Jeudi, c'est sur un front différent qu'Anne Hidalgo était attaquée par un autre membre du gouvernement. Le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari évoquait sur RTL le sujet de l'augmentation des dessertes des "cars Macron" pendant la grève à Paris.

"Nous avions proposé que ces cars desservent Denfert-Rochereau, Châtelet et Gare du Nord", a-t-il assuré, expliquant que la décision était "à la main de la maire de Paris". Une décision qui n'aurait pas été prise, a encore accusé le secrétaire d'État.

La réplique municipale ne s'est pas fait attendre: selon Emmanuel Grégoire, ni Djebbari ni ses services n'ont contacté la mairie à ce sujet. Ce que nie en bloc le secrétariat d'État, taxant l'édile adjoint d'avoir été soit "mésinformé", soit d'être "amnésique". À ce jeu-là, c'est parole contre parole.

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Anne Hidalgo

Clarisse Martin