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Grand meeting de Macron à Paris: entre coup de com' et coup de force

Les militants, au nombre de 15.000 selon les organisateurs, ont répondu présents pour le meeting d'Emmanuel Macron à Paris, samedi soir.

Pari réussi pour Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle dont le meeting à la porte de Versailles a fait salle comble, réunissant 15.000 personnes selon les organisateurs. Mais c'est une chose que de soulever l'enthousiasme lors d'un meeting devant une foule acquise à sa cause et une autre de se frotter au suffrage universel. Entre les deux, il y a un monde, préviennent certains observateurs de la vie politique.

"Pour le moment, il reste davantage un communicant, car son parcours politique reste atypique. C'est quelqu'un qui n'est jamais passé par une élection, qui n'a jamais subi le suffrage universel. Il ne sait pas ce que c'est", explique l'éditorialiste Serge Raffy, journaliste à L'Obs.

Manuel Valls, en mettant régulièrement l'accent sur son expérience d'élu local à Evry, dans l'Essonne, souligne l'importance de la légitimité électorale.

En Marche!, un "fleuve qui s'est ouvert sur le pays"

Cette réserve liminaire faite, il est un fait qu'Emmanuel Macron soulève les passions et ne laisse pas indifférent. Celui qui s'est présenté comme le "candidat du travail", voulant transcender le clivage gauche-droite, s'est ainsi attiré les faveurs de Renaud Dutreuil, député de la Marne et ancien ministre de Jacques Chirac.

"Il y a la boîte du centre, la boîte de gauche, l'extrême droite, l'extrême gauche, et puis il y a ce fleuve qui s'est ouvert sur le pays", s'exalte Renaud Dutreil.

Certains verront dans l'allégorie du "fleuve" une métaphore plus tranquille à opposer à celle de la "vague montante" filée par François Fillon lors de son denier meeting de la primaire de la droite et du centre dont il est sorti vainqueur.

Des détracteurs à gauche et à droite

Contre son mouvement En Marche! qui se revendique "transpartisan", Emmanuel Macron se voit adresser des critiques qui le sont aussi. Les coups arrivent de gauche, comme de droite, avec le dénominateur commun du "populisme".

David Namias avec Loïc Besson