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En meeting à Paris, Macron se veut "le candidat du travail"

Emmanuel Macron, ce samedi à Paris

Emmanuel Macron, ce samedi à Paris - (Images : "En Marche")

Pour son premier grand meeting en tant que candidat à l'élection présidentielle, l'ancien ministre de l'Economie a esquissé les premiers traits de son programme pour 2017, avec comme maître mot le "travail".

"Notre projet, c'est de faire entrer la France dans le XXIe siècle, de faire gagner notre pays, de le faire réussir dans un monde qui se transforme", a lancé l'ancien ministre et qui s'exprimait cet après-midi depuis la Porte de Versailles, à Paris, devant "15.000 personnes".

Pour son premier grand meeting de candidat pour 2017, Emmanuel Macron a pris un "engagement clair, l'engagement qu'il n'y aura pas de laisser pour compte".

"Je veux vous parler des premières batailles, celles contre le chômage, tout ce qui assigne à résidence une partie de nos concitoyens, la bataille économique et sociale, c'est la première bataille (...) Je suis le candidat du travail"

La lutte contre le chômage de masse

Emmanuel Macron en a fait le constat :

"Depuis plus de 30 ans, notre pays ne parvient pas à sortir du chômage de masse. Parce que depuis 30 ans, le chômage de longue durée s’est installé dans de trop nombreux territoires. Et quelle en est la conséquence ? Des centaines de milliers de nos concitoyens n’ont parfois connu que leur chômage, le leur, parfois celui de leurs parents. Ce sont des valeurs à ce moment-là qui se détricotent. C’est un espoir qui s’évanouit."

Pour ce qui est de la méthode, la candidat affirme qu'"il ne s’agit pas de vouloir administrer contre la France et les Français des potions intenables, d’aller expliquer que l’on veut être efficace en étant injuste. Ce n’est pas la vision que nous porterons."

Un effort demandé aux revenus du capital

Alors, précisant son programme, Emmanuel Macron a annoncé que "la durée légale du temps de travail restera à 35 heures". "Nous allons réconcilier notre pays avec le goût du risque", a-t-il également poursuivi précisant que "nous continuerons à réduire le coût du travail pour les entreprises, parce que si les coûts sont trop élevés, les marges sont basses".

"Je maintiendrai les allègements de cotisation déjà décidés ces dernières années mais je transformerai le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en allègements de charges pérennes", a-t-il encore promis, en plus de réitérer sa proposition de supprimer les cotisations maladie et chômage payées par les salariés. Il voit en compensation une hausse de la CSG.

Emmanuel Macron a aussi assuré que les salaires nets augmenteraient.

"Je demande un effort net à deux catégories : les revenus du capital (...) et la moitié des retraités les plus aisés, pour leurs enfants et petits-enfants", a-t-il enchaîné, promettant, contrairement à François Fillon, qu'il n'y aurait pas déremboursement de soins.

C.C. avec AFP