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Quand Nicolas Hulot se promenait avec une lettre de démission en permanence

Nicolas Hulot le 4 septembre 2018 au ministère de la Transition énergétique.

Nicolas Hulot le 4 septembre 2018 au ministère de la Transition énergétique. - Philippe Lopez - AFP

L'ex-ministre était sur le qui-vive depuis la publication d'un article du magazine Ebdo relatant la plainte pour viol déposée contre lui en 2008.

Si le timing a surpris, l'annonce en elle-même n'a pas étonné. Quand Nicolas Hulot a fait part de sa volonté de quitter le gouvernement en pleine interview dans la matinale France Inter, sans avoir prévenu au préalable l'exécutif, l'ex-ministre était déjà dit sur le départ depuis plusieurs mois. Il avait prévenu qu'il ferait à l'été le bilan de son action, et en tirerait les conséquences.

"Il ne voulait pas la déchirer"

Comme le rapporte Le Parisien ce mercredi, l'ancien animateur vedette était particulièrement sur le qui-vive depuis le mois de février, date à laquelle le magazine Ebdo, qui a depuis disparu, publiait un article relatant une plainte pour viol déposée contre le ministre d'alors. Dans les colonnes du quotidien, un de ses collègues du gouvernement confie qu'il avait rédigé une lettre de démission à ce moment-là, et qu'il la gardait sur lui en permanence, dans sa poche. Au cas où.

"Je lui avais demandé de la déchirer. Mais rien à faire, il ne voulait pas", ajoute le ministre anonyme.

La démission du ministre star n'a décidément pas fini de faire parler. Devant les députés de la majorité à Tours ce mardi, Edouard Philippe y est allé de sa plaisanterie, repérée par Le Figaro. 

"Souvent, moi le matin, j'écoute France Inter... Oui je sais... Parfois ça crée des surprises... Merci...", a glissé le Premier ministre, provoquant les rires de l'audience. 

Charlie Vandekerkhove