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"Michel et Arnaud sont deux amis": Royal balaie des "propos sortis de leur contexte"

Ségolène Royal estime que les propos de l'article de Paris Match sont "sortis de leur contexte".

Ségolène Royal estime que les propos de l'article de Paris Match sont "sortis de leur contexte". - -

Ségolène Royal estime que les propos de l'article de "Paris Match" dans lequel elle tacle Michel Sapin et Arnaud Montebourg sont "sortis de leur contexte".

Circulez, y'a rien à voir. Ségolène Royal estime mercredi que les propos de l'article de Paris Match dans lequel elle tacle Michel Sapin et Arnaud Montebourg sont "sortis de leur contexte" et fait une mise au point qui relativise les déclarations choc de l'article.

"Je ne me souviens pas avoir dit des choses comme ça si ce n'est sur le ton de la plaisanterie", lance la ministre de l'Ecologie au sujet de Michel Sapin dont elle fustigeait la "position institutionnelle" dans l'hebdomadaire.

Paris Match persiste

"Ce sont deux amis, Arnaud et Michel, avec lesquels je travaille très très bien", tient à préciser Ségolène Royal. La numéro trois du gouvernement se défend ainsi de toute atteinte à la solidarité gouvernementale

"Ne donnons pas plus de place qu'il n'en faut à des petites phrases qui n'entament en rien l'amitié et la solidarité entre ministres", conclue-t-elle.

Virginie Le Guay explique à BFMTV avoir rencontré Ségolène Royal pendant une heure et demi avant d'écrire l'article. La socialiste est coutumière de cette "méthode", selon la journaliste: "Elle donne des entretiens à des journalistes et dément quand elle voit l'effet que cela produit".

A la recherche du "logiciel anti-couacs"

L'unité mise en avant jusqu'à présent avec un certain succès par Manuel Valls, qui avait plaisanté en avril sur l'opportunité d'un "logiciel anti-couacs", s'en trouve ébranlée.

Interrogé sur la question, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a voulu rappeler l'importance de la solidarité gouvernementale et "témoigner de la cohésion absolue de l'action du gouvernement".

Dans Paris Match, Ségolène Royal dénonce les "boules puantes", la "condescendance", le "mépris", selon elle, de certains ministres et s'offusque des "procès en incompétence" qui lui seraient faits au sein d'une classe politique "majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit".

Elle assure être en "phase politique" avec François Hollande et qualifie de "fluides" ses relations avec le chef de l'Etat.

"Je fais mon travail. Le reste, je m'en fiche. Je n'ai pas de temps à perdre", souligne Ségolène Royal. "Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente".

Sapin et Montebourg dans son viseur

Persistant dans son refus d'imposer une "écologie punitive" aux Français sous la forme d'une écotaxe sur les poids lourds, solution défendue notamment par le ministre des Finances et une mission parlementaire, elle accuse ce dernier de duplicité.

"Michel Sapin a une position institutionnelle qui colle, comme par hasard, à celle de la commission parlementaire présidée par le député Jean-Paul Chanteguet, dont il est le suppléant. Ce qu'il m'avait caché. Il a fallu que je le découvre par hasard", explique-t-elle.

"Moi, j'ai une position imaginative, créative. Sur ce dossier, je suis attendue au tournant. Mais j'avancerai. A marche forcée s'il le faut", prévient-elle.

Sur Alstom, Ségolène Royal fissure l'unanimisme de l'exécutif français, qui pousse l'offre de reprise de Siemens pour les activités énergie face au projet de General Electric, en plébiscitant la proposition du groupe américain.

"General Electric est une très bonne opportunité pour Alstom. C'est le meilleur projet industriel. Pourquoi ne pas le dire? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers?", dit-elle dans Paris Match.

La ministre a déclaré par la suite aux journalistes qu'elle n'avait pas de préférence entre GE et Siemens.

K. L. avec Adrien Gindre