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Loi Travail: malgré les grèves, Macron veut aller encore plus loin

En plein bras-de-fer avec la CGT, Emmanuel Macron déclenche un nouvel incendie. Le ministre de l'économie déconseille aux patrons d'augmenter les salaires de leurs employés et veut toujours plus de négociations.

Il continue de jouer sa partition. Le ministre de l'Economie, presque candidat à la présidentielle de 2017, se jette dans la mêlée et allume de nouvelles braises dans un conflit déjà tendu entre le gouvernement et la CGT. Favorable à la Loi Travail, Emmanuel Macron déclare dans Les Echos qu'il faudrait aller encore plus loin.

Déréguler, déréguler, déréguler

Le point de vue d'Emmanuel Macron est simple: l'Etat ne doit pas interférer dans tous les aspects du monde du travail, et doit au contraire savoir faire place à la négociation dans l'entreprise.

"Evitons la réponse réflexe consistant à dire: 'Il y a un problème, faisons une loi.' Il est hypocrite de déclarer 'limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC', alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe" estime le ministre.

Il faut donc, si l'Etat ne peut légiférer, faire confiance à l'entreprise. "Oui, il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l'entreprise à d'autres domaines" que le temps de travail déclare le patron de Bercy. "Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l'entreprise" précise le ministre de l'Economie.

La grève se généralise

Alors qu'Emmanuel Macron demande également aux patrons d'arrêter d'augmenter les salaires de leurs employés, au bénéfice de "l'investissement et de l'emploi-formation", la gronde ne faiblit pas contre le projet de Loi Travail.

Depuis une semaine, la CGT organise le blocage méthodique des stocks de carburant du pays, provoquant une pénurie quasi-générale sur le territoire. Au micro de BMFTV, le patron du syndicat, Philippe Martinez, a appelé à la grève générale alors que Manuel Valls a déclaré que le projet ne serait pas abandonné. De son côté, le ministre de l'Economie a fustiger les grévistes, les accusant d'empêcher la "France qui travaille" d'"avancer".

P.A.