BFMTV

Incendie de la maison de Ferrand: condamnation unanime, de Le Pen à Mélenchon

De La France insoumise au Rassemblement national, l'ensemble des acteurs politiques français se sont indignés de la tentative d'incendie dont a fait l'objet la résidence secondaire du président de l'Assemblée nationale.

De gauche à droite, la classe politique a exprimé son soutien à Richard Ferrand. La quasi-totalité des grands responsables de partis se sont indignés de la tentative d'incendie dont a fait l'objet le domicile breton du président de l'Assemblée nationale.

"En démocratie, la colère est légitime, on peut parler fort, les désaccords sont sains mais on ne les règle pas par la violence. J’exprime ma solidarité avec le Président de l’Assemblée Nationale", a tweeté dans la soirée de vendredi Adrien Quatennens, député La France insoumise du Nord.

Ce samedi, Jean-Luc Mélenchon a également réagi, affirmant qu'il avait adressé durant la nuit à Richard Ferrand "un message personnel de solidarité dans l'épreuve qu'il a vécue". 

"La violence est une impasse"

Benoît Hamon, leader du mouvement Génération.s, a également condamné la tentative d'incendie. "La violence est une impasse. La discorde et la polémique permanentes menacent la démocratie et la paix civile", a écrit sur Twitter l'ex-candidat socialiste à l'élection présidentielle.

Il a été précédé par ancien camarade Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, qui a cité Evelyn Beatrice Hall: "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire."

La tête de liste Europe Écologie-Les Verts aux élections européennes, Yannick Jadot, a quant à lui pointé du doigt l'"insupportable spirale de la violence qui sape les fondements de la démocratie".

"Il nous faut impérativement retrouver le chemin du dialogue et de l'intelligence collective, s'attaquer ensemble aux fractures qui minent notre vivre-ensemble", a tweeté ce samedi matin l'ancien proche de Benoît Hamon.

"Honteux et consternant"

À droite et au centre-droit, même unanimité. Le président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, estime que "rien ne peut justifier la violence, les intimidations, les dégradations vis-à-vis de ceux qui exercent des mandats publics".

Son homologue d'Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a qualifié ce samedi matin la tentative d'incendie "criminel" au domicile secondaire de Richard Ferrand d'acte "honteux et consternant". "Rien ne justifie les menaces et les violences contre les représentants de notre Nation", estime le patron du parti Les Républicains. 

Le Pen et Dupont-Aignan condamnent

Plus à droite, Nicolas Dupont-Aignan s'est également indigné de cet événement. "Je condamne avec la plus grande fermeté l'incendie criminel du domicile breton du Président de l'Assemblée Nationale. Dans notre démocratie, aucun motif ne peut justifier un acte d'une telle gravité", a tweeté le président de Debout la France. 

Marine Le Pen a associé son parti à sa condamnation: "Le Rassemblement National et moi-même condamnons ces faits avec la plus grande vigueur et exprimons évidemment notre soutien total au Président de l’Assemblée Nationale face à cette agression."

Jules Pecnard